Le commerce de proximité subit actuellement une importante crise structurelle, sur fond d’une montée en puissance du e-commerce et d’un contexte économique et social mouvementé. On parle communément de désertification des centres-villes mais cette dévitalisation n’est pas une fatalité ! L’innovation et l’entrepreneuriat dessinent une nouvelle voie pour un commerce local qui apprend progressivement à tirer le meilleur parti du digital. Par Jean-Christophe Russier.
Le commerce traditionnel n’a pas dit son dernier mot
Non, le commerce local n’est pas mort, et pourtant, il a particulièrement souffert en fin d’année. Entre début décembre 2019 et mi-janvier 2020, l’écosystème du commerce local, quantifiait une baisse moyenne du chiffre d’affaires des commerces de quartier de l’ordre 30% dans toute la France et de près de 40% à Paris. Face à cette réalité, une analyse plus poussée montre que le commerce de proximité bénéficie d’une résilience conjuguée d’atouts clés qui le rende incontournable à long terme. L’opération « city foliz » en Occitanie, les « samedis de l’Artisanat » de CMA France, « #JaimeMonCommerce » de la CCI Paris,… On ne compte plus les initiatives en la matière qui essaiment nos territoires et montre que la redynamisation de nos petits et grands commerces est bel et bien en ordre de marche. S’ajoutent à cela un fort attachement des consommateurs pour leurs commerces de centre-ville (Baromètre du Centre-ville Juillet 2019) et surtout la démocratisation d’une consommation plus consciente et raisonnée qui prône la convivialité, l’éthique et le caractère local de la production. Pas d’alarmisme donc, mais plutôt une immuable nécessité d’accélérer la transformation numérique des commerces physiques pour booster le trafic et in fine… le chiffre d’affaires.
La quête de solutions innovantes, mais surtout efficientes !
Les réponses solides et viables au secours du commerce local doivent avant tout générer un cercle vertueux. Une solution efficiente est celle qui fait venir (conquête), qui fait revenir (fidélisation), et qui fait savoir (recommandation). Ces trois piliers constituent LE moyen efficace de créer plus de trafic et permettre, en s’équipant des bons outils, de cumuler des data pour mieux qualifier et cibler les attentes des clients. Plus encore, pour être efficiente, une solution se doit également d’être quantifiable à l’euro prêt, le sacrosaint ROI, toujours en première ligne. Enfin, la transparence est de rigueur : le parcours du consommateur tout comme celui du commerçant dans son opérationnalité ne doivent pas subir de modifications. Une solution adaptée et performante agit en « plug and play », c’est à dire de façon instantanée, sans qu’il y ait besoin d’investissements, de matériels et de formations supplémentaires. Mais bien au-delà des visions purement techniques, il s’agit avant tout de recréer du lien en instaurant une relation forte et durable en lien avec les atouts incontestables du commerce physique : l’accueil, l’échange, l’expérience humaine,… Revenir sur des essentiels comme le remerciement, la reconnaissance et la récompense sont des voies nobles à emprunter pour s’assurer du bien-être, de la pleine satisfaction et de la fidélité de son client. A vrai dire, il n’attend que ça et quand le ludique entre en jeu pour le guider, assurément, c’est gagné.
Démocratiser le Cashback dans les commerces de proximité
Le Cashback s’inscrit foncièrement sur cet axe. Il offre aux consommateurs la possibilité de se faire rembourser un pourcentage du montant de leurs achats, en ligne ou en magasin. L’argent économisé est cumulé dans une cagnotte en ligne, que les consommateurs peuvent solder par un virement bancaire sans frais et sans conditions. Une promesse claire, qui établit le lien fort attendu par les consommateurs et efface le mirage opaque de la fidélisation Client dont ces derniers étaient finalement peu bénéficiaires. Selon l’étude Xerfi/SNMP de 2019, cette technique devient de plus en plus populaire auprès des consommateurs. Ceux qui connaissent ce système de remboursement en ligne y adhèrent à 76% et 55% des utilisateurs vont même jusqu’à déclarer que le Cashback est un critère décisif d’achat. De plus, l’utilisation du Cashback devient un gage de confiance et confère une image positive à l’entreprise. Principalement utilisé dans le secteur du e-commerce, le cashback peut s’avérer être un atout de taille pour le commerce physique. C’est un levier intéressant à intégrer dans la stratégie d’entreprise, car il permet de générer du trafic, de déclencher la vente, d’acquérir de nouveaux clients, mais également de les fidéliser.
Le commerce de proximité à encore de beaux jours devant lui ; il lui suffit de s’enquérir des bons outils pour faire face à la concurrence et pour entrer, en douceur, dans l’ère digitale.
La situation du commerce de détail reste difficile en Suisse. Les ventes ont stagné l’année dernière, face à la concurrence de la vente en ligne et du tourisme d’achat. Pour résister, le commerce stationnaire doit devenir plus flexible, estiment mardi Credit Suisse et Fuhrer & Hotz dans leur étude annuelle «Retail Outlook 2020».
En 2019, les ventes se sont tassées dans le commerce stationnaire de produits non alimentaires (-0,3%). Ce secteur paie les pots cassés du segment vêtements et chaussures, en «pleine mutation structurelle». Les chiffres d’affaires nominaux y ont reculé de 4,5%. Le commerce de détail a toutefois pu profiter d’un léger soutien du secteur alimentaire ( 0,5%).
Rôle-clé de Denner, Aldi et Lidl
Les discounters Denner, Aldi et Lidl ont joué un rôle moteur, tout comme la multiplication des magasins de proximité et boutiques de stations-services. En dix ans, les chiffres d’affaires de ces surfaces, plus petites et aux horaires plus flexibles, ont bondi de plus de 36%.
En dépit de ce tableau en demi-teinte, la situation sur le front de l’emploi s’est stabilisée. «Après un repli constant du nombre de postes équivalents plein-temps depuis 2015, la tendance baissière s’est enfin interrompue en 2019», a indiqué Tiziana Hunzicker, économiste chez Credit Suisse et co-auteure de l’étude.
Les achats transfrontaliers continuent de peser. En plus du renchérissement du franc par rapport à l’euro, les écarts de prix (cours de change compris) pour un panier moyen restent élevés. En 2019, les Suisses payaient 48% de plus que les Allemands et respectivement 41% et 42% de plus que les Français et les Italiens.
Essor du e-commerce
De son côté, l’e-commerce poursuit son essor, avec un chiffre d’affaires presque doublé en dix ans, atteignant 9,5 milliards de francs en 2018. Les acteurs étrangers pèsent pour 20% du marché et Zalando représente à lui seul 44% du total généré par ceux-ci. En 2019, le Berlinois devrait passer la barre des 900 millions de francs de ventes dans la Confédération, selon les projections de Credit Suisse. Zalando ne publie pas de chiffre spécifique pour la Suisse.
«Zalando a réussi à devenir numéro 1 en Suisse, même en incluant le commerce de l’habillement stationnaire», s’est exclamé Martin Hotz, directeur de Fuhrer & Hotz et co-auteur de l’étude.
Le commerce stationnaire souffre
La baisse de la demande pour les surfaces de vente se fait sentir, avec des taux de vacance en hausse. «On a perdu 3000 points de vente», s’est alarmée Tiziana Hunzicker. Ainsi, les boutiques sont souvent remplacées par des restaurants, salons de coiffure, instituts de beauté ou bureaux.
Avec la baisse de la densité de l’offre, la fréquentation décline également, ce qui complique la survie des enseignes restantes et la location des surfaces inoccupées. Au final, cela entraîne une chute de la qualité des localisations concernées.
«Pour lutter contre les surfaces vacantes, cela passe soit par des adaptations en vue d’une autre utilisation ou en flexibilisant les locations», explique Mme Hunzicker.
Des surfaces de vente flexibles et innovantes permettent de «se démarquer de l’e-commerce», selon l’étude. Cela peut être des «shop-in-shop» (points de vente à l’intérieur des magasins), où une partie de la surface est sous-louée ou des «pop-up stores», sortes de magasins temporaires. Les annonces proposant des surfaces de vente flexibles ont d’ailleurs plus que doublé ces trois dernières années.
«Les pop-up n’émergent toutefois que dans les centre-villes et ne peuvent pas être envisagés comme une solution globale pour l’ensemble du secteur», relativise Mme Hunzicker.
Satisfaction du client
Ces évolutions ont une influence sur la manière d’appréhender le commerce stationnaire. «Avant, on mesurait le succès d’un point de vente par des variables économiques: l’évolution du chiffre d’affaires, la part de ce dernier par rapport à la surface de vente ou encore le chiffre d’affaires par vendeur», explique M. Hotz. Un changement de paradigme est toutefois en train de s’affirmer: «maintenant, la performance se mesure prioritairement à l’aune des services et de la satisfaction des clients qui se rendent en magasin», explique le spécialiste.
Pour 2020, les perspectives restent timides. Alors que les incertitudes géopolitiques devraient persister, ce seront essentiellement la progression démographique (prévision de croissance de la population de 0,9%) et la légère augmentation du pouvoir d’achat qui soutiendront la croissance.
Les chiffres d’affaires nominaux du commerce de détail devraient croître de 0,4%, selon les prévisions de Credit Suisse, qui se fondent sur le commerce stationnaire.
L’alimentaire ( 0,8%) devrait inscrire une croissance cette année tandis qu’un repli est escompté dans le non-alimentaire (-0,2%), en raison de la situation toujours difficile du commerce stationnaire de vêtements et de chaussures (-5,0%). Les prix sont attendus en hausse de 0,3%. (ats/nxp)
Le parrainage client est une technique marketing apparue au XXème siècle qui repose sur les recommandations de vos propres clients envers leur entourage. Le but du parrainage client est que vos clients recommandent votre commerce, vos produits ou encore vos services à leurs amis afin qu’ils viennent à leur tour dans votre commerce pour y effectuer leurs achats.
83% DES CLIENTS SATISFAITS SE DISENT PRÊTS À RECOMMANDER, MAIS SEULEMENT 29% LE FONT RÉELLEMENT – ETUDE TEXAS TECH
La recommandation client naturelle et spontanée de vos clients permet déjà de gagner une nouvelle clientèle mais la mise en place d’un vrai programme de parrainage va permettre d’amplifier cette recommandation.
En effet, dans un programme de parrainage, vous allez proposer une récompense aux clients en échange de leurs recommandations et cela impactera directement le nombre de recommandations qu’ils effectureront. Vous pouvez également proposer une offre de bienvenue spécifique à chaque nouveau client issu du parrainage (cela est recommandé car cela améliore les taux de transformation et fait passer le parrainage pour un partage de bon plan).
Comment mettre en place le parrainage client ?
Pour mettre en place un programme de parrainage client dans votre commerce, il faut tout d’abord définir vos objectifs : acquisition uniquement, acquisition et fidélisation… et également la générosité que vous êtes prêt à accorder à chaque parrain et filleul ou que le coût d’acquisition maximum par client). Le coût d’acquisition maximum par client vous permettra de définir l’enveloppe à distribuer entre le parrain et le filleul. Puis, une fois que vous aurez validé le montant à répartir, vous pourrez choisir les récompenses et offres en fonction de ce budget.
Quels conseils ?
Il est généralement conseillé de mettre en place des offres de bienvenue et des récompenses de même valeur.
Cela permet d’insister sur le côté “partage de bons plans” entre parrains et filleuls.
Courriers de parrainage
Vous pouvez choisir d’opter pour un programme de parrainage traditionnel basé sur l’envoi de courriers personnalisés à vos clients avec des coupons à remplir.
Ce programme très personnalisé coûte cependant cher à mettre en place car il faut amortir les frais d’impressions, les frais postaux, d’envoi d’enveloppe T pour les retours et surtout prévoir le temps de traiter ces mêmes réponses.
Le parrainage dans le magasin
Il est souvent opportun d’utiliser votre commerce pour la mise en place d’un programme de parrainage.
Outre l’affichage de posters pour promouvoir le parrainage, vous pouvez disposer sur la caisse d’un flyer/coupon permettant aux clients de parrainer leurs amis directement sur place en complétant le bulletin et en l’insérant dans une urne à proximité. Vous pouvez également choisir un coupon de parrainage que votre client pourra remettre à son ami plus tard (avec le risque qu’il le perde).
Vos clients passent tout leur temps libre sur smartphone ! Proposez votre programme de parrainage en version digitale !
Le parrainage digital
Avec l’omniprésence des smartphones et d’Internet, vos clients sont tout le temps connectés : plus de 3h par jour sur un écran – source TNS Soffres !
Ne loupez pas le coche.
Un programme de parrainage digital se présente d’une manière identique à un programme de parrainage par courrier à la différence que tous les échanges se font de manière digitale grâce à des emails, des messages sur les réseaux sociaux ou encore des SMS. Parmi les nombreux avantages apportés par le digital, on retrouve :
la vitesse de propagation des messages et des invitations des filleuls,
la réactivité d’un tel programme qui peut être mis en place (ou modifié) en quelques heures,
son faible coût de revient,
la simplification de la logistique et les possibilités offertes (mise en place de challenges, offres par palier…).
Les modèles mixtes ou hybrides
75% DE SES NOUVEAUX CLIENTS VIENNENT DE LA RECOMMANDATION
Evidemment, rien ne vous empêche de mettre en place un programme de parrainage mixant des envois postaux et un côté digital afin de maximiser les taux de retour.
Quels retours pour le parrainage client ?
Comme pour toutes les opérations marketing, les résultats des opérations peuvent être très différentes d’un commerce à un autre. Les résultats d’un programme de parrainage dépendent :
de la satisfaction de vos clients,
des offres proposées aux parrains et aux filleuls.
Lorsqu’il est bien mis en place, le parrainage client est un levier terriblement efficace et il n’est pas rare d’entendre un assureur dire que 75% de ses nouveaux clients viennent de la recommandation ou qu’une salle de fitness génèrent 15 à 20 nouveaux abonnements par mois grâce au parrainage.
Quelles sont les contraintes pour un commerce physique ?
VOUS NE POUVEZ PAS PASSER 15 MINUTES PAR JOUR À GÉRER LE PARRAINAGE CLIENT DANS VOTRE COMMERCE !
Vous le savez mieux que quiconque : les commerçants sont débordés !
Entre l’accueil et le service des clients, les stocks et les fournisseurs, l’administratif… il ne reste plus un seul instant pour souffler.
Le programme de parrainage client que vous choisirez de mettre en place doit être simple à gérer et à suivre dans le temps.
Vous ne pourrez passer 15 minutes un samedi après-midi à calculer la réduction que le client en face de vous doit obtenir ou à maintenir à jour le fichier Excel de vos parrains et filleuls.
Contraintes des réseaux de points de vente et des sites Internet
Si vous êtes un réseau de point de vente physique, vous devez vous assurer qu’un de vos clients puisse parrainer un de ses amis dans un autre point de vente (car le contraire serait réceptif et pourrait causer la perte d’une vente).
Mais de façon réciproque, vous devez vous assurer qu’un filleul (ou qu’un parrain) ne puisse récupérer plusieurs fois une offre dans plusieurs points de vente.
Enfin, si vous avez un site Internet, un programme de parrainage client digital sera (presque) obligatoire afin de permettre aux amis de vos clients de commander chez vous en ligne en bénéficiant de leur offre de parrainage.
Cet article est proposé par We Love Customers, startup spécialisée dans le parrainage clients pour les commerçants (magasins de vêtements, restaurants, instituts de beauté, salles de sport, concessions automobiles…) ainsi que la publicité géolocalisée.
Nous vivons maintenant dans un monde de médias sociaux, de numérique 24/24h, 7/7j, en permanence connectés. La technologie a fondamentalement changé la façon dont nous communiquons, dont nous recevons les nouvelles, la façon dont nous exprimons les opinions et la méthode pour trouver l’âme sœur ou nous faire des ami(e)s. Il n’est donc pas surprenant que les marques aient également dû changer leur mode de communication. Ce changement devrait être le même pour les lieux touristiques ou les villes. Quel que soit le positionnement choisi, chaque marque, chaque enseigne communique avec son marché, et les parties prenantes. Mais autant ces dernières ont à disposition des budgets marketing, autant ce n’est pas toujours le cas pour les collectivités. Or elles en auraient besoin pour attirer l’attention et se construire une réputation.
Les collectivités doivent gagner en exposition. Certes, elles ne peuvent pas le faire avec des supports marketing traditionnels ; Mais ce n’est plus nécessaire. Car les temps ont changé.
Évolution des modes de communications
Les smartphones et les téléviseurs intelligents sont les éléments visibles de ce changement. Avec ces appareils nous sommes entrés dans l’âge de la “Génération C”. Selon le profil du consommateur, C pouvant signifier “connecté”, “communautaire”, ou “consommateur”. La génération C prend le pouvoir sur les marques et les entreprises traditionnelles et modifie l’approche des spécialistes du marketing. Ces néo consommateurs sont des conservateurs, et des leaders d’opinion ; ils remettent en question l’autorité, et fuient les sources officielles d’information. Ils sont à la recherche de la vérité et toute entité faisant des déclarations mensongère sera découverte. C’est la génération des lanceurs d’alertes pour des sujets liées à l’activité économique ou politique : Le cas de l’huile de palme chez Nutella, ou des programmes de surveillance de la CIA relevés par Edward Snowden. Et la génération C sait comment informer le monde des faiblesses d’une marque.
Comment les villes peuvent s’en sortir ?
Les villes existent dans leurs régions, avec d’autres villes. Elles sont interdépendantes et peuvent partager l’attractivité autant que la désaffection des entreprises, des touristes, ou des consommateurs. Les politiques et la planification urbaine doivent impliquer une perspective régionale de manière à développer les opportunités de revitalisation du commerce de détail. Car l’économie locale ne se développe pas de manière isolée. Les villes voisines se font souvent concurrence pour les mêmes ressources : investissement industriel, connaissance (universités), vente … À cet égard, il est devenu évident que les territoires voisins doivent s’unir pour tirer parti de plans, pour coordonner les activités de gestion et trouver des moyens de mieux équilibrer les investissements dans les ressources et créer des synergies et des stratégies de marketing gagnant-gagnant. Avant de commencer à planifier, il est important de bien savoir à quoi ressemble sa ville : – Quel type de ville ? Jeune, périurbaine, écologique, touristique, etc. – Quels sont les avantages et les atouts concurrentiels ? – Est-ce une ville industrielle, rurale ou de services ? – Comment a-t-elle changé au cours des dernières années ou des dernières décennies? – Comment se positionne la ville par rapport aux villes voisines ?
Les villes doivent envisager de prendre en compte des stratégies de marque et le positionnement afin de clarifier leur rôle et être mieux identifiées en termes de spécificités locales et d’ADN. Aux yeux des principaux intéressés (investisseurs, touristes, enseignes), il s’agit de présenter une proposition de valeur unique et cohérente. Cette proposition, à l’échelle de la ville, doit impliquer les groupes d’action locaux. Il en ressortira l’image de marque et la promotion de la ville.
Exemples de marque-villes
Parmi plusieurs villes ayant mis en œuvre des stratégies pour attirer les habitants, les touristes ou les investisseurs sur leurs territoires, voici quelques exemples : – Toulouse avec «ToulouseaTout» – New-York avec «I love NY», une marque déposée et créée en 1977 – Lyon avec «Only Lyon» – Metz avec «Je veux Metz.com!» – Bordeaux avec «Point G comme Gironde»
Une marque pour quoi faire ?
La justification la plus courante de la création d’une marque de lieu est que cela peut aider à améliorer le positionnement concurrentiel. Partout dans le monde, des villes se disputent les investissements, les visiteurs, et les talents. Avec environ 500 régions et plus de 100 000 villes dans la seule Union européenne, cela représente une concurrence importante. Aussi intense que tout autre secteur d’activité. En clair, avoir une offre différenciée est un avantage. L’image de marque peut aider à identifier et entretenir cette différence concurrentielle. De manière intuitive on pourrait croire que l’image de marque est moins importante pour les petites villes. Au contraire. Car les grandes mégapoles agissent comme des aimants aspirant les gens et les entreprises. Ne laissant rien aux collectivités de plus petites tailles.
Certains chercheurs ont avancé que le pouvoir d’attraction de chaque grande métropole peut avoir un impact négatif sur 67 petites villes. Celles positionnées à la périphérie des grandes villes. Ces plus petites villes doivent identifier un nouveau rôle pour elles-mêmes. Créer un nouveau récit qui appuie cet objectif. C’est ici que la marque est importante.
Éléments de distinction ou de marque
Il existe 6 domaines pour installer une marque dans les esprits. Le domaine du capital social, celui de l’affinité, celui de l’identité, celui de la stature et enfin celui de la réputation.
La distinction dans le domaine du capital social porte sur le principe de décision. Comment décider où se rendre et quoi visiter ? Les touristes dans leur ensemble se demandent qu’elles sont les tendances en termes de destinations voyages. Quels sont les lieux à la mode où ils veulent être “vus”. Et c’est au travers des réseaux sociaux que se joue le choix. Chaque individu appartenant à une communauté pourra être sensibilisé pour certaines destinations aux dépends d’autres.
Le domaine de l’affinité correspond aux lieux pour lesquels les ont un attachement émotionnel culturel et/ou historique par rapport aux lieux. Une collectivité ou un site touristique peut avoir un profil élevé et une identité clairement différenciée, mais sans attachement émotionnel, le nombre de visiteurs, d’investisseurs, sera moindre.
Concernant le domaine de l’identité, il s’agit de lieux pour lesquels la distinction projettent une culture et une personnalité fortes. Une identité avec laquelle les gens vivant sur place ou désirant s’y rendre en vacances, se sentent à l’aise.
La notion de stature correspond à des lieux dans lesquels les individus ont confiance. Ils transmettent l’autorité. Ils se ressentent comme des leaders. Ils peuvent faire référence à des éléments de la gastronomie, du sport ou à des spécificités géographiques pour lesquels la région est seule représentante : Le carnaval de Nice, le festival de Cannes, le pic du midi, la gastronomie Lyonnaise….
Enfin la réputation donne une évaluation globale de la façon dont un lieu est vu de l’extérieur par rapport à la cible. Accueillant, chaleureux…
En bref,
Chaque collectivité doit prendre conscience de ces paramètres. Les laisser de côté peut maintenir la désaffectation des lieux de vie et de commerce, et empêcher toute revitalisation à venir.
Le commerce est en pleine mutation. Le métier de commerçant devient plus exigeant. Les comportements d’achats évoluent, le numérique révolutionne le commerce. Mais l’attachement à la proximité, au cadre de vie de nos centres-villes, le souhait de consommer mieux restent des aspirations importantes des citoyens consommateurs. Les commerçants de proximité ne peuvent à eux seuls garantir leur réussite. Ils sont dépendants de leur environnement. Ainsi les notions de stationnements, de déplacements et d’activité commerciale sont étroitement liés.
Un facteur de succès en complément d’autres
L’implantation des commerces s’étudient dans une réflexion plus large d’organisation et d’aménagement de l’espace urbain. La pérennité d’une activité de centre ville passe par une conjonction d’éléments : Le stationnement, la signalétique, les parcours marchands, mais aussi la prise en compte de la logistique urbaine. Tous ces paramètres ont pour vocation de rendre le centre-ville plus fonctionnel, plus pratique pour les consommateurs. L’attractivité se compose de nombreux paramètres, liés à la vie quotidienne des citoyens, à leurs loisirs, à leurs obligations. Ils sont bien évidemment conditionnés par la composition de l’offre commerciale et sa capacité à répondre à la demande. Mais malgré tout, cette attractivité se renforce dans un cadre agréable et sécurisé, dans lequel les passants évoluent.
Parce que le commerce est indissociable de l’économie d’un territoire, une action coordonnée avec les municipalités et ses représentants est dès lors, indispensable. Les chiffres de la vacance commerciale alerte sur le besoin de concertation privé-public. En passant de 6% à 10% entre 2001 et 2015 sur 187 centres-villes (source: institut pour la ville et le commerce), il y a urgence à agir.
Les vacances commerciales augmentent dans le temps
Réfléchir aux conditions d’accès en centre ville
La plupart des clients cherchent à gagner du temps dans leurs achats ; moins de contraintes de circulation et de stationnement, tout en étant accompagnés dans leurs déplacements par une signalétique adaptée. Bien que les mentalités concernant l’écologie aie changée depuis ces dernières années, le mode de déplacement prépondérant reste la voiture ; la marche et le vélo, arrivent ensuite et sont réservés aux déplacements de proximité. De fait, les accès routiers et les places de stationnement doivent être facilités en centre-ville. Le sens de circulation voiture doit pouvoir répondre à deux logiques : le déplacement simple (trajets domicile-travail), et celui lié aux loisirs (promenade, acte d’achat, loisirs).
Le sens de circulation a un impact sur l’activité commerciale. Par exemple, un commerce peut subir une importante baisse de chiffre d’affaires si, par l’inversion du sens de circulation, la clientèle du matin, sur le trajet domicile travail ne passe plus devant le commerce.
Penser une circulation multimodale (auto, piétons, vélo, etc) permet d’optimiser les flux en générant un trafic supplémentaire de la périphérie vers le centre-ville. L’aménagement de voies piétonnes et cyclables permet un complément de fréquentation. Rendre le cheminement piéton clair, confortable, sécurisé et l’interconnecter aux réseaux de transport en commun est un enjeu majeur pour faciliter l’activité commerciale en transformant un périmètre en une aire propice à l’acte de consommation des usagers. Les activités shopping, prêt à porter, culture, bar restaurants, etc. pourront s’épanouir si les conditions d’accès mises en œuvre par la municipalité sont stratégiquement élaborées.
En l’absence d’offre importante de transport en commun et de stationnement de proximité, les commerces de centre ville sont mis sous pression. Bien que sous le seuil de 10 000 habitants, la mise en œuvre de la piétonisation est difficile, il existe des alternatives. Des zones de circulation automobiles restreintes, une piétonisation temporaire, en été et/ou le soir permet de répondre aux attentes des commerçants.
Réfléchir les travaux de voirie
Avec l’été se propage dans beaucoup de ville la multiplication des chantiers : rénovation des rues, créations de ronds-points, passage de canalisation ou de câbles comme la fibre optique. Considérer que l’été, les gens partent en vacances et que les nuisances sont moindres n’est pas complètement vrai. Les travaux urbains de voirie ont des effets pénalisants sur l’activité commerciale. D’autant plus s’il s’agit d’une ville touristique. Souvent rendus nécessaires par la vétusté des infrastructures ou par le besoin de réaménagement, les travaux de voiries s’accompagnent presque tout le temps d’une baisse d’activité pour les commerces riverains. Pour limiter cet impact une démarche partenariale de prise en compte des besoins des entreprises, d’accompagnement, de communication, de médiation doit être mise en œuvre avant, pendant et après les travaux. Le respect du planning des travaux est obligatoire. A l’aide de comptage de flux piétons, avant et après les travaux, chacun peut constater les bénéfices de l’opération, ou son échec. L’exemple de la piétonisation d’une rue peut sembler inutile aux commerçants au moment des travaux, et au contraire très intéressante lorsqu’ils constatent l’afflux des piétons après.
L’enjeu du stationnement
La distance optimale entre le stationnement et les commerces varie d’un site à l’autre, d’une catégorie d’habitant à l’autre, d’un style d’achat à un autre. Le Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (CEREMA) l’évalue à 200 mètres environ ; correspondant à 5 minutes environ de marche à pied. De fait, en cas de mise en place d’une zone de parking gratuit par la ville ou zones bleues pour optimiser les rotations de stationnement, il importe de prendre en compte le temps pour parcourir la distance aller-retour jusqu’aux commerces et d’ajouter le temps moyen passé sur zone. Ce temps moyen pourra être obtenu après avoir effectué une analyse, par sondage ou avec des capteurs mesurant les flux. Au contraire, pour le cas de stationnement payant, les municipalités doivent penser aux moyens de contrôle et de sanction. Soit par la mise en place d’outils de contrôle, soit par l’affectation d’agents pour verbaliser. A noter enfin, que le stationnement des commerçants et de leur personnel ne doit pas occuper les places en proximité des magasins.
Signalétique appropriée pour favoriser le commerce
Une signalétique directionnelle performante, un repérage depuis les axes routiers et depuis les aires de stationnement, fait partie des éléments clés de la future performance commerciale d’une ville. La signalétique a pour vocation d’indiquer la présence d’un espace commercial, d’un parking, etc. Elle est essentielle pour informer, localiser et guider le consommateur. Elle doit être visible, lisible et simple.
Dans certains cas, en raison d’un enjeu environnementale, d’une décision de préservation du paysage, il est nécessaire de repenser les conditions d’accès des consommateurs aux zones commerciales, sous peine de voir fleurir en tout lieu des panneaux qui pourraient dénaturer le paysage et dégrader la perception des piétons.
Les flux de marchandises, et l’approvisionnement des magasins
La fluidité de circulation est un enjeu de taille pour répondre aux attentes écologiques, à la tranquillité des résidents, et aux besoins des commerçants et de leurs clients. Les flux logistiques sont principalement liés à la livraison des magasins par leurs fournisseurs et à celle des clients particuliers et professionnels. La progression de l’achat en ligne, plus particulièrement du «click and collect», (achat en ligne, livraison en magasin) accroît ces flux. Les points relais sont des commerces existants qui diversifient leur activité et génèrent plus de visites en magasin. Selon les comportements et l’évolution du nombre de ces clients, un aménagement spécifique peut être envisagé (arrêt minute) par la collectivité.
Apporter une ambiance propice à l’achat
L’ambiance et la qualité du cadre urbain influent fortement sur la décision de se rendre sur un pôle commercial. Le sentiment de bien-être, une ambiance agréable et sécurisée sont propices à l’achat. Pour les actes d’achats occasionnels (vêtements, petits électroménagers, décoration, etc.), les consommateurs se déplacent spécifiquement. Ce temps est considéré comme moment de loisir, de détente. La qualité de l’environnement urbain revêt alors une importance particulière : des espaces entretenus et de qualité (espaces verts, trottoirs, etc.) ; la propreté des voies et la collecte des déchets ; un éclairage suffisant, ou tout dispositif de maintien du sentiment de sécurité (vidéo surveillance, police municipale, passage piétons, etc.) ; une signalétique pour une lecture simple de la ville ; des toilettes publiques ; des poubelles ; des points d’eau potable ; des bancs ; des distributeurs automatiques de billet ; du Wi-fi municipal gratuit. La conjonction de ces paramètres, mis à disposition des piétons augmente le temps passé sur zone et accroît la possibilité d’acheter localement.
Mettre en avant l’offre de la ville
L’action concertée et coordonnée entre municipalités, commerçants et CCI améliore l’efficacité de la démarche. Il convient de faire coexister des attentes et des intérêts divergents. La municipalité cherche à proposer à ses administrés le meilleur cadre de vie, dont le commerce fait partie. Les associations de commerçants ont conscience de l’importance de l’attrait commercial global de la commune. Ensemble ils doivent avoir une vision opérationnelle des métiers et des besoins en matière de fonctionnalité de la ville dans laquelle les commerces sont implantés. Les CCI peuvent accompagner la mise en place de projets dont la finalité est le développement économique. La collaboration de ces différents acteurs permet de mener des projets d’aménagement urbain (qui prennent en compte l’activité et le développement économique). Elle rend aussi possible le lancement d’actions de promotion de la ville, et améliore son attrait économique. La finalité est de trouver des solutions concertées aux intérêts parfois antagonistes entre la fonction résidentielle et l’activité économique de la ville.
En conclusion les municipalités, par l’intermédiaire des managers de centre ville, ont pour fonction de mettre en œuvre une réflexion sur les infrastructures, d’identifier et de coordonner les acteurs économiques en place, de communiquer autour de projets de redynamisation, et enfin de prospecter activement pour diminuer les vacances de commerces. Car favoriser et améliorer l’implantation des commerçants anciens et nouveaux, maintenir l’équilibre entre les zones de galeries marchandes et celles des magasins de centre ville, sont devenues les priorités pour le commerce de demain.
En faisant de la publicité sur Facebook, vous allez dépenser un budget plus ou moins important. Que ce budget soit de quelques centaines ou plusieurs dizaines de milliers d’euros, vous voudrez certainement évaluer le retour sur votre investissement publicitaire…
Et vous avez de la chance, car en faisant de la publicité sur Facebook, vous aurez tous les outils à disposition pour analyser facilement l’efficacité de vos campagnes. Ce qui n’est pas nécessairement le cas lorsque vous passez par des médias plus classiques (TV, presse, radio, affichage…).
Lorsque vous vous connecterez à votre gestionnaire de publicité pour analyser vos campagnes, vous vous rendrez rapidement compte que Facebook vous offre une palette très complète d’indicateurs à suivre. Mais vous pouvez aussi vous y perdre face à ces dizaines d’indicateurs.
L’objectif de cet article est de vous donner une vision plus claire des indicateurs à ne pas louper ; ceux que vous devrez analyser en priorité.
Mais avant tout, sachez que les indicateurs que vous devez consulter en priorité dépendent en grande partie de votre business model et de l’objectif de votre campagne.
Par exemple, si votre objectif est de générer plus de trafic sur votre site web, vous devrez analyser en priorité votre coût par clic. Alors que si votre objectif est d’augmenter le nombre de ventes sur votre eshop, vous devrez analyser en priorité votre coût par achat. Afin de pouvoir analyser efficacement vos publicités, vous devez d’abord être clair sur l’objectif que vous souhaitez atteindre. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous référer à cet article : quel objectif Facebook Ads devez-vous choisir ?
Nous tenterons néanmoins dans cet article d’avoir une vision généraliste afin que vous puissiez générer un reporting complet vous permettant de prendre de réelles décisions. Pour cela, les indicateurs sont répartis en 3 parties :
Les indicateurs liés à la diffusion de votre publicité ;
Les indicateurs liés aux interactions et clics sur votre publicité ;
Les indicateurs liés aux résultats générés par votre publicité.
LES INDICATEURS LIÉS À LA DIFFUSION DE VOTRE PUBLICITÉ
1. La portée (reach) correspond au nombre de personnes qui ont vu votre publicité. C’est un indicateur très important car il vous permet d’évaluer la taille de l’audience touchée par votre campagne.
2. Les impressions correspondent au nombre de fois où votre publicité a été vue. Le total de vos impressions sera toujours supérieur à votre portée. Car si une personne voit 3 fois votre publicité, votre portée sera égale à 1 et vos impressions à 3.
3. La répétition vous permet de contrôler le nombre de fois où une même personne a vu votre publicité. C’est le rapport entre les impressions et la portée. Une répétition égale à 3 signifie qu’en moyenne l’audience que vous avez atteinte a vu 3 fois votre publicité. C’est un indicateur très important à suivre. Notamment lorsque vous vous adressez à une audience de petite taille, comme lors d’une campagne de retargeting. En contrôlant cet indicateur, vous éviterez de “fatiguer” votre audience avec la même publicité.
4. Le coût pour mille impressions (CPM) est un indicateur que vous ne pouvez pas totalement maîtriser mais c’est un indicateur souvent utilisé en publicité. Il s’agit du montant que vous devez dépenser pour que votre publicité soit affichée mille fois. Même si d’autres facteurs sont à prendre en compte, un CPM élevé peut s’expliquer par le fait que votre audience est ciblée par de nombreux annonceurs. La compétition aux enchères est alors élevée et donc le CPM augmente. En complément du CPM, vous pouvez aussi regarder le coût pour 1000 personnes atteintes, qui comme son nom l’indique vous permet d’évaluer quel montant vous devez dépenser pour diffuser votre publicité auprès de 1000 personnes différentes.
LES INDICATEURS LIÉS AUX INTERACTIONS ET CLICS SUR VOTRE PUBLICITÉ
Ces indicateurs vont vous permettre d’évaluer si votre publicité attire suffisamment l’attention de votre audience. En effet, un utilisateur qui clique sur votre publicité est révélateur d’un intérêt envers celle-ci.
5. Le coût par clic sur un lien (CPC sur un lien) correspond au rapport entre le budget publicitaire dépensé et le nombre de clics sur votre publicité qui redirige vers votre site web, une landing page, un blog…
6. En complément du CPC sur un lien, vous pouvez consulter le coût par vue de page de destination. Cet indicateur comptabilise seulement ceux qui ont vu la page de destination (et ne l’ont pas fermé avant que celle-ci se charge par exemple). C’est un indicateur encore plus précis que le CPC sur un lien. Un écart trop important entre ces deux indicateurs peut s’expliquer par un temps de chargement trop long de votre site web. Vous pouvez également analyser le coût par clic (CPC) qui prend en compte tous les clics sur votre publicité (clics sur un lien, likes, partages, commentaires…).
7. Le click through rate (CTR) est le rapport entre le nombre de fois où votre publicité a été cliquée et le nombre de fois où elle a été vue. C’est un indicateur indispensable qui vous permet d’évaluer la qualité de votre publicité par rapport aux personnes que vous ciblez. Plus votre contenu sera qualitatif et correspondra à l’audience ciblée, plus votre CTR sera élevé. Le CTR est un indicateur très utile lorsque vous souhaitez comparer la performance entre deux publicités.
8. En complément de ces indicateurs, vous pouvez analyser 3 nouveaux indicateurs proposés par Facebook (qui remplacent l’ancien score de pertinence). Il s’agit du niveau de qualité, du taux d’interaction et du taux de conversion de votre publicité. Vous aurez alors trois niveaux d’analyse : en dessous de la moyenne, dans la moyenne et au-dessus de la moyenne. Cela peut vous permettre d’identifier un point de défaillance sur votre publicité si celle-ci ne performe pas comme vous le souhaitez.
9. Ces 3 indicateurs dépendent en partie du taux d’engagement généré par votre publicité. Une publicité qui génère de l’interaction positive sera considérée comme une publicité “de qualité” par Facebook et sera plus facilement diffusée. Il est donc essentiel de porter une attention particulière à l’engagement généré par votre publicité : likes et réactions, commentaires, enregistrement, partages…
LES INDICATEURS LIÉS AUX RÉSULTATS GÉNÉRÉS PAR VOTRE PUBLICITÉ
Ces indicateurs sont ceux qui vont certainement le plus vous intéresser car ils vous permettent d’avoir une vision “ROIste” de vos actions.
10. Vous pouvez commencer par analyser les résultats de votre campagne. Par résultat, nous entendons le nombre de fois où l’objectif de votre publicité a été atteint, par exemple : les vues d’une page destination, le nombre d’achats réalisé sur votre eshop, le nombre de demandes de devis renseignées sur votre site web…
Si vous avez bien installé votre pixel, vous serez en mesure de quantifier ces résultats et de les attribuer à vos publicités.
11. Vous pourrez ensuite analyser le coût par résultat. C’est l’indicateur ultime qui vous permet d’avoir un réel avis quant au retour sur votre investissement publicitaire. Par exemple, vous pouvez évaluer combien vous devez dépenser en budget publicitaire pour générer une vente sur votre site e-commerce ou pour obtenir un lead. En fonction de ce que vous proposez et des actions réalisables sur votre site web, vous pourrez évaluer le coût par achat, le coût par prospect, contact, inscriptions terminées…
Une fois que vous avez connaissance de ce chiffre, c’est à vous d’évaluer si ce coût est pertinent par rapport à votre business-model et à ce que vous souhaitez dépenser comme budget pour avoir de nouveaux clients et/ou prospect.
12. Pour vous aider dans cette démarche, vous pouvez également analyser le Return On Ad Spend (ROAS). Cet indicateur, très souvent utilisé en marketing digital, fait le ratio entre votre dépense publicitaire et le chiffre d’affaires généré. Par exemple si vous avez dépensé 100€ en publicité sur Facebook et que cela vous a permis de générer 300€ de vente, votre ROAS est de 3. Si votre ROAS est inférieur à 1, cela veut dire que votre campagne n’est pas rentable.
Voici les indicateurs les plus pertinents à regarder lorsque vous faites de la publicité sur Facebook. Ils vous permettront d’avoir le recul nécessaire pour prendre des décisions. Vous en trouverez beaucoup d’autres dans le gestionnaire de publicité. Il est conseillé de regarder en priorité ceux qui vous permettent de faire de réelles évaluations et de prendre de réelles décisions.
Ces indicateurs sont également très utiles dans des démarches de test & learn et d’A/B testing. Ils vous permettront de savoir quelles sont les combinaisons gagnantes vous permettant d’atteindre vos objectifs pour le minimum de coût.
Migros Genève s’allie à la plateforme de commande de repas en ligne Smood, pour la livraison express de ses produits. Un partenariat jugé stratégique dans un marché soumis à forte concurrence, où les frontières entre commerce de détail et restauration tendent à s’estomper
Les puristes peuvent souffler; ils pourront même commander le vin de fondue en ligne. Annoncé à la presse lundi, le partenariat entre Migros Genève et la société de livraison de repas Smood devrait intégrer prochainement aussi l’offre des caves à vin Nicolas, partenaires du géant orange. Ces boissons devraient s’ajouter «dans les mois à venir» aux quelque 2500 références disponibles dès mercredi dans le canton sur la plateforme de vente en ligne, a promis Marc Aeschlimann, patron de Smood. Cette nouvelle alliance dédiée au commerce en ligne réduit encore un peu la distance entre supermarchés et restaurants.
Sur un marché de la livraison qui compte déjà de nombreux acteurs, à commencer par le supermarché en ligne LeShop.ch, filiale du groupe Migros, les deux partenaires misent sur la rapidité: «Le temps de livraison sera de 45 minutes, dans tout le canton, pour une commande minimale de 15 francs seulement», a précisé Marc Aeschlimann. Pour Migros Genève, il s’agit aussi de s’allier avec un partenaire «en ligne avec la philosophie de l’entreprise», a souligné Didier Eicher, membre de la direction de Migros Genève
Se distancier des polémiques
Autrement dit, une société éloignée des polémiques, contrairement au service de livraison Uber Eats, filiale de la société de chauffeurs Uber, régulièrement sous le feu des critiques pour ses pratiques sociales controversées. Détail cocasse, Migros Zurich s’est fait épingler ce week-end par la SonntagsZeitung pour son service de livraison de courses entre particuliers, nommé Amigos: celui-ci faisait appel à des chauffeurs indépendants, jusqu’à ce que la caisse AVS du canton ne tranche récemment en les considérant comme des employés du géant orange.
«Nous travaillons avec des livreurs qui sont nos salariés. Par ailleurs, nous payons nos impôts et la TVA en Suisse», a coupé court Marc Aeschlimann.
Le prix de livraison, dès 4,85 francs, correspond à ceux du marché. Et, à moyen terme, Smood envisage d’étendre les horaires de livraison, pour l’instant identiques à ceux d’ouverture des magasins, aux soirées et au dimanche, a ajouté Marc Aeschlimann.
Cette alliance gomme encore un peu les étroites frontières entre commerce de détail et restauration. Une tendance croissante, «étroitement liée aux nouvelles habitudes de consommation, qui elles-mêmes sont influencées par divers facteurs démographiques: projets familiaux plus tardifs, davantage de ménages composés d’une personne, ou encore une mobilité du travail accrue, notamment», analyse Marco Vincenzi de l’institut BAK Economics.
Conséquence: les gens cuisinent moins. Pour les détaillants, ces offres de plats cuisinés permettent de contrer le glissement des revenus vers la restauration rapide et même de les étoffer quelque peu avec des marges plus intéressantes sur les produits finis, poursuit l’expert. En témoigne la multiplication des points de vente mêlant supermarché, café et petite restauration par Migros, mais aussi de Coop, ou encore des boulangeries Pouly, principalement dans les lieux de passage comme les gares.
Connaître son client
«Les distributeurs cherchent en outre à se rapprocher toujours plus du consommateur final pour connaître et ainsi anticiper au mieux ses attentes», observe de son côté Markus Koch, spécialiste du secteur des produits industriels et de consommation au sein du cabinet de conseil Deloitte Suisse. L’utilisation de plateformes en ligne, qui gèrent la vente et la livraison, permet d’affiner ces connaissances. «Leur apparition a aussi, en un sens, obligé la distribution à se numériser: si elles ne s’emparent pas de ces données, d’autres le feront à leur détriment», poursuit l’expert.
Les restaurateurs traditionnels sont quant à eux confrontés à une baisse de leurs chiffres d’affaires, à la faveur de la restauration rapide. «La livraison de repas leur permet de pallier quelque peu ce phénomène», constate encore Markus Koch.
Enfin, pour Smood, cette alliance conclue avec Migros, «c’est une manière de diversifier ses activités, dans un marché de la livraison soumis à une concurrence toujours plus forte, avec un nombre d’acteurs appelé à croître encore», conclut l’expert.
Lien vers l’article
https://www.letemps.ch/economie/commander-courses-repas-meme-plateforme
Les actions préalables au lancement d’une campagne e-mail
La campagne d’email, est une séquence de plusieurs mails que l’on prépare et envoie sur une courte durée à une audience. Il existe la possibilité d’envoyer des emails manuellement ou de créer une campagne avec des auto-répondeurs (emails envoyés automatiquement).
Pour mener à bien toutes les étapes de ta campagne emailing, il est nécessaire de bien s’organiser dès les débuts. La mise en place d’un rétroplanning détaillant chaque étape est fortement recommandée. Cela vous permettra de savoir à quel moment mener telle ou telle action.
Avant de vous plonger dans la rédaction du message ou dans la construction graphique de votre email, il va falloir définir l’objectif de votre campagne. En effet, il ne sert à rien de se lancer dans une communication sans savoir pourquoi on la fait. Vous devez au préalable vous fixer un objectif clair : conquête, fidélisation, …
Après avoir défini votre but vous devrez impérativement segmenter votre base de données en fonction de critères prédéfinis en amont. Pour un maximum de conversion, il est conseillé de ne pas envoyer le même message à des profils différents. Pour se faire , il suffit juste que votre base de donnée soit triée et rangée en fonction des différents segments de votre cible, cette tâche sera plus facile à réaliser si vous avez le soin de créer des groupes. Vous pourrez vous baser sur leurs caractéristiques pour rédiger des messages qui leurs correspondent le mieux.
Pour finir, pensez à déterminer la période de lancement de votre campagne emailing. Quel jour et à quelle heure envoyer vos mails ? Pour répondre à cette question il est judicieux de se demander quand les prospects sont le plus susceptibles d’ouvrir un message. Un brainstorming, ou encore de nombreuses études présentes sur le web, vous permettront de déterminer la meilleure période pour l’envoi d’un mail.
Les phases de création de l’e-mail
Au niveau des étapes de création, la première phase est bien sûr la rédaction du contenu de votre e-mail et sa mise en forme graphique. C’est le centre de votre campagne il doit être original, unique et attrayant si vous tenez à obtenir un taux de conversion satisfaisant.
Une fois le contenu prêt il faut trouver la bonne accroche qui emmènera les destinataires à ouvrir vos e-mails. On arrive dès lors à l’optimisation de l’objet du message, il ne faut pas qu’il soit trop long, ni trop promotionnel. Ce doit être un juste milieu entre une accroche commerciale et du contenu original qui va susciter l’intérêt de vos clients.
Votre e-mail est ouvert, votre prospect est en train de lire votre message, vous avez besoin de le rediriger vers votre site web, utilisez un call-to-action. Vous pouvez le placer à un endroit stratégique de votre contenu afin d’inviter vos lecteurs à aller sur votre site dans le but de tester/acheter un produit ou service. Un bon call-to-action bien choisi et bien placé est un véritable gage de performance.
Pour maximiser les chances d’ouverture et de conversions, il vous faudra vous adresser de manière personnalisée à vos différents destinataires. Monsieur, madame en fonction du sexe, plus un nom ou prénom, ce sont déjà les bases d’une bonne campagne d’e-mailing. Ensuite le contenu doit être adapté à chaque cible. On n’envoie pas le même message à un étudiant, à une mère de famille vivant à la campagne ou encore à un cadre supérieur urbain…
Dernier point et celui-ci est obligatoire, vous devez insérer un lien de désabonnement dans vos mails conformément à la loi. En effet, vos abonnés doivent pouvoir se désinscrire quand ils le souhaitent et de manière simple.
Après l’envoi, la mesure des performances
Après le lancement de votre campagne, vous devrez l’analyser afin de mieux l’optimiser la prochaine fois. Les zones cliquables de votre e-mail doivent être traquées pour en évaluer les performances. Pas d’inquiétude la plupart des services d’emailing vous le proposent d’office.
sourcehttps://blog.yapoyaou.com/la-creation-dun-emailing-professionnel-reussi/
Roxane Koffi Paul
La perte d’attractivité des commerces de centre-ville et le besoin de revitaliser les cœurs d’agglomérations est devenu l’enjeu principal des politiques local. Les projets de revitalisation se multiplient aux quatre coins de la France. L’initiative cœur de ville, dernier projet en date avec plusieurs millions d’euros de budget alloué, en est l’illustration. En 2017, 146 communes et 50 intercommunalités ont pu bénéficier d’une aide d’investissements publics, soit près de 121 millions d’euros pour lancer plus de 400 projets visant à redynamiser les centres urbains. Mais c’est également un enjeu aux nombreuses facettes, que les commerçants peuvent aussi affronter à leur niveau, en misant sur le consommateur. Voilà comment dans le détail.
Une situation alarmante
Les vitrines sont vides, les façades sont aveugles, les stores métalliques baissés. La plupart des centres urbains sont touchés, à des degrés divers. Un constat désolant contre laquelle nombres de mairies semblent impuissantes. Le déclin des centres-villes s’illustre par un taux de vacance commerciale en progression constante. Depuis 2010, il augmente d’un point par an et atteint en moyenne 11,3 % dans les villes de plus de 25 000 habitants en 2016, d’après une étude de l’Institut pour la ville et le commerce (IVC, mai 2017). Les centres-bourgs sont également touchés par le phénomène Certaines mairies vont mêmes jusqu’à faire peindre de faux intérieurs – des vitrines en trompe-l’œil collées sur des vitrines vides, comme Faouët et Guémené-sur-Scorff, dans le Morbihan – pour mettre en avant le potentiel de certains locaux commerciaux vacants et enjoliver les centres-bourgs.
Une solution temporaire dont l’objectif est de faire prendre conscience aux futurs commerçants du potentiel du local vacant, et qui rappelle que les grandes fonctionnalités du commerce de centre ville… ont peut être été oubliées avec l’essor du e-commerce.
Certains acteurs s’organisent pour contrer la tendance. En témoigne la volonté d’associations de commerçants et de politiques qui travaillent pour conjuguer les problématiques dans leur ensemble : aménagement, urbanisme, politique de la ville, mobilité, maîtrise du foncier. L’objectif final est d’atteindre un équilibre entre les commerces en centre-ville, ceux en périphérie, et (contre) internet.
Les commerces de proximité au cœur du lien social
Les commerçants ont un rôle à jouer auprès de leur clientèle et doivent précisément axer leurs efforts sur leurs offres de produits et de services. Ils peuvent se présenter en opposition à l’offre des grandes galeries marchandes : Proposer davantage de services de proximité. L’offre commerciale doit être adaptée aux attentes et aux besoins des consommateurs. Les études montrent que la France est passée d’une consommation de masse à un commerce de précision avec une hyper-fragmentation de l’offre. La montée en gamme de l’offre ou l’essor du bio et des circuits courts en sont des signes et peuvent servir de levier de croissance à tous les commerçants de centre ville qui s’insèrent dans cette démarche.
Des concepts de magasins innovants
L’exemple des cafés-librairies, des boucheries-restaurants ou des bars-disquaires le prouve. Les offres commerciales hybrides répondent à une expérience client novatrice qui ne se limite plus exclusivement à l’achat, mais qui promeut l’expérience. Une opportunité de s’adapter à une évolution des attentes des consommateurs, en particulier des jeunes adultes urbains. C’est d’ailleurs un élément qui ressort avec l’apparition du concept de magasins éphémères ; ce phénomène répond aux besoins des jeunes, néo-consommateurs pour les centres-villes.
Boutiques éphémères pour redynamiser les centres-villes
L’action des managers de centre ville
Coordonner les actions des acteurs publics et privés en matière d’attractivité et d’animation des commerces en centre-ville : telle est la mission que portent les managers commerce. Faisant partie de l’équipe municipale, ils élaborent une stratégie globale sur l’organisation du commerce, participent au développement de l’offre commerciale et accompagnent les professionnels dans leur développement.
De part leurs connaissances des enjeux locaux et leurs compétences en commerce et en marketing, ils orientent et identifient les évolutions du commerce ; ils prospectent auprès des enseignes et des porteurs de projets. Les managers de centre-ville bénéficient d’un réel rôle de concertation et d’action sur les territoires. Grâce à eux, une nouvelle tendance se profile : des commerces qui ré-ouvrent, la diminution du nombre de locaux vacants, et des citoyens qui réinvestissent les centres urbains.
C’est au cœur des villes que le commerce se développe et irrigue l’économie local. Cette prise de conscience permet de redonner vie aux centres urbains