Commerce en ligne: plus de 180.000 transactions toutes les heures en France

En France, le commerce en ligne a progressé de 11,9% au premier trimestre 2019. Au total, près de 25 milliards d’euros ont été dépensés sur internet sur les trois premiers mois de l’année. Une croissance qui devrait continuer dans les années à venir.

Acheter un vêtement d’occasion sur Vinted, puis son billet de train sur Oui.SNCF, réserver une maison de vacances sur Booking.com pour enfin préparer ses courses sur le drive E.Leclerc. Le commerce en ligne ou e-commerce s’est véritablement ancré dans les habitudes des Français. Il n’a jamais été autant en pleine forme, si l’on en croit les dernières données de la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance): au premier trimestre 2019, le commerce en ligne a maintenu sa croissance à +11,9% comparé au premier trimestre 2018. Son chiffre d’affaires est désormais de 25 milliards d’euros. Ce qui représente 407 millions de transactions via les sites de commerce en ligne, à savoir plus de 180.000 transactions chaque heure.

Le marché croît pour plusieurs raisons: le nombre de nouveaux cyberacheteurs a augmenté de 4% en un an, soit 1.358.000 consommateurs supplémentaires. Au quatrième trimestre 2018, la France comptait 38,8 millions de consommateurs en ligne, d’après le baromètre de Médiamétrie.

Le marché augmente également car les cyberacheteurs achètent de plus en plus fréquemment: ils ont chacun effectué en moyenne 12,7 achats en ligne ce trimestre, contre 10,7 achats pour le premier trimestre 2018, soit deux achats supplémentaires en moyenne en un an. Toutefois, le panier moyen par achat a baissé de 6%; il est désormais de 61 euros. «Pour nous, il ne s’agit pas d’un mauvais indicateur», tient à rassurer Marc Lolivier, le délégué général de la Fevad. «Au contraire, cela traduit une banalisation du e-commerce qui entre désormais de plus en plus dans notre quotidien alors qu’auparavant ces achats étaient effectués en majorité pour de gros investissements comme les voyages».

Conséquence: le chiffre d’affaires des sites leaders de ventes de produits (en dehors des marketplace comme Amazon, Cdiscount ou la Fnac), est en hausse de 6,5% sur un an. Les ventes sont encore plus en progression si l’on se concentre sur les sites vendant des produits aux autres entreprises (B to B), dont la croissance est de +13,9% ce trimestre. Seul le tourisme en ligne semble croître plus doucement en ce début d’année avec seulement +5%, «mais cela s’explique par l’ancrage déjà important des ventes en ligne dans ce secteur», souligne Jamila Yahia Messaoud, directrice du département consumer insights de Médiamétrie. Et le succès appelle de nouveaux acteurs: rien que sur ce premier trimestre 2019, la Fevad enregistre une hausse du nombre de sites marchands actifs de +15,6% sur un an.

Montée en puissance des smartphones

D’après le top 15 des sites et application «e-commerce» les plus visités en France au premier trimestre 2019, l’étude Médiamétrie relève un palmarès inchangé pour les trois premières places: Amazon trône en tête avec 29.701.000 visiteurs uniques moyens par mois (et 4.966.000 par jour), Cdiscount s’affiche loin derrière avec 20.157.000 visiteurs mensuels et enfin la Fnac.com complète le classement avec 14.470.000 internautes par mois.PUBLICITÉ

Toutefois, dans la suite du classement, plusieurs applications mobiles tirent de plus en plus leur épingle du jeu du commerce en ligne. Wish, déjà présent l’an dernier, occupe la dixième place, Airbnb fait son retour à la 14ème place et enfin la dernière application en vogue Vinted fait une entrée remarquée à la 12ème place, et semble bien placée pour s’imposer à long terme dans le paysage du e-commerce. De plus, lorsqu’on observe la répartition par écran des autres sites, on remarque que 65,9% des visiteurs de Veepee, anciennement Vente-privée y vont via leur smartphone. Même constat pour le marketplace Groupon principalement consulté sur mobile (66%).

Cela vient confirmer la tendance générale de la hausse très importante des ventes sur smartphones, de +22% sur le premier trimestre 2019. Le mobile pèse ainsi plus de 35% du chiffre d’affaires des sites de commerce en ligne (soit +4 points sur un an). La Fevad estime qu’à «ce rythme, les commandes sur mobiles pourraient dépasser les achats sur ordinateur dès 2021». «Une fois de plus, ce constat paraît extrêmement prometteur en matière de e-commerce, insiste Marc Lolivier, parce que cela signifie que les achats en ligne sont de plus en plus rapides, cela facilite grandement le passage à l’achat. Il s’agit d’un phénomène générationnel, à savoir que ce sont les jeunes générations qui achètent le plus via leurs smartphones, ce qui traduit une hausse de la confiance dans les achats en ligne». Jamila Yahia Messaoud tient à rajouter: «on ne peut pas en revanche résumer les achats via mobiles par les achats du quotidien. De plus en plus de monde achète ses billets de train ou d’avion directement sur son smartphone».La rédaction vous conseille

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Les capsules Nespresso en vente chez Manor et en boulangerie

Jusqu’ici, la marque comptait sur l’exclusivité de son modèle, en ne permettant la vente de ses capsules que dans ses boutiques, sur son site internet, son application mobile ou grâce à un service clientèle par téléphone.

Des N-Points vont être introduits dans des succursales de Manor à Berne, Zurich, Bâle, Lugano ou Soleure.Crédits: Keystone

D’ici la fin 2019, Nespresso compte ouvrir environ 100 points de vente supplémentaires en Suisse. La marque de capsules de café du géant Nestlé veut développer son offre multicanale en installant des terminaux de commande dans des magasins Manor, mais aussi des boulangeries et des épiceries fines.

Jusqu’ici, la marque comptait sur l’exclusivité de son modèle, en ne permettant la vente de ses capsules que dans ses boutiques, sur son site internet, son application mobile ou grâce à un service clientèle par téléphone.

Désormais, il s’agit « d’augmenter la disponibilité physique du café (…) en s’appuyant sur un pilier stratégique qui est au coeur du succès de la marque: la relation directe avec les clients », indique Nespresso lundi dans un communiqué.PUBLICITÉ

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Les nouveaux N-Points

Des N-Points vont être introduits dans des succursales de Manor à Berne, Zurich, Bâle, Lugano ou Soleure. Il s’agit de terminaux à commande tactile, où le client peut sélectionner ses capsules, les payer avant de récupérer ses achats en caisse. Ils seront aussi installés dans des boulangeries et des épiceries fines à Genève, Crans-Montana, Saint-Moritz ou Interlaken, qui seront ouvertes le dimanche. Une phase de test avait été menée en 2018.

Autre nouveauté, le N-Cube qui est « un point de vente numérique et entièrement automatisé ». Il a été testé à partir de 2014 dans le magasin Manor de Chavannes-de-Bogis. Nespresso inaugurera un N-Cube à l’aéroport de Zurich en juin et d’autres ouvertures sont prévues par la suite.

« Les N-Points et les N-Cubes répondent aux attentes de nos clients qui veulent acheter notre café mais n’ont pas de boutique à proximité », indique Niels Kuijer, directeur de Nespresso Suisse, cité dans le communiqué.

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Loop, la plate forme écolo.

Loop, une plate-forme d’e-commerce lancée mardi soir en région parisienne, réinvente la consigne et permet de faire ses courses en ligne sans jamais descendre les poubelles.

Régis fait un cobaye ravi. Pendant un mois, ce trentenaire parisien a testé en avant-première Loop, une plateforme d’e-commerce zéro déchet officiellement lancée ce mardi. Verdict ? « Je vais continuer, parce que c’est une façon d’avoir un impact sur l’environnement sans faire aucun effort ! » assure-t-il.

Il faut dire que Régis est le parfait client de cette solution écolo : l’ingénieur informaticien de 32 ans qui vit en couple fait toutes ses courses en ligne. Il vit par ailleurs dans un appartement au quatrième étage sans ascenseur, « donc moins d’emballages c’est aussi moins de sacs à descendre », souffle-t-il.

À Paris et dans sa proche banlieue, on peut désormais comme Régis acheter une centaine de produits de grande consommation en version consignée soit directement sur le site Loop soit sur celui de Carrefour : des biscuits Milka dans une boîte en alu mauve avec les personnages de la marque, du dentifrice Signal à croquer dans un joli pot, des jus Tropicana en bouteille de verre…

Les prix sont généralement les mêmes que dans le commerce. Cela dit pour l’instant on trouve surtout des grandes marques et particulièrement leur gamme bio. Mais, promis juré, Loop va démocratiser son offre au fur et à mesure que d’autres acteurs rejoindront le mouvement.

Des contenants récupérés puis lavés

Le système de cette consigne 2.0 est simple : lors des premiers achats, on laisse un dépôt remboursable de 0,10 euro, pour les bouteilles de Coca, à 49 euros, pour la boîte de couches pensée pour rester plusieurs semaines dans vos salles de bains et sans odeur. Les achats sont ensuite livrés dans une sorte de grosse glacière en tissu, réutilisable et « surtout pliable du coup elle rentre dans le placard », souligne Régis.

Une fois fini son pot de riz ou sa bouteille de jus de fruit, on replace le contenant sans le laver dans le sac de livraison et on prend rendez-vous avec le livreur pour qu’il le récupère. Les emballages sont ensuite désinfectés et nettoyés avant d’être remplis et remis dans le circuit. « Le transport est la clé, estime Régis. On m’a proposé des créneaux d’une heure et à chaque fois les livreurs étaient ponctuels. »

«Je suis sûr qu’il y aura un effet de mode»

Les 25 multinationales (Coca-Cola, Procter et Gamble, Nestlé, Mondelez, Danone ou encore Carrefour) et quelques petits acteurs qui participent à Loop ont développé des contenants spécifiques. « Pour nos huiles d’olive Puget, nous avons sélectionné des bouteilles aux formes douces faciles à nettoyer », explique ainsi Roberto Bellino, responsable développement durable pour Lesieur.

Et cet effort sur le design des produits a au moins convaincu le Parisien Régis: « Les emballages durables sont canon, je suis sûr qu’il y aura un effet de mode », explique celui qui se voit déjà convertir ses invités au zéro déchet.

Si le modèle est séduisant, se pose tout de même la question de son « bilan carbone ». En effet, les emballages récupérés seront nettoyés à Besançon (Doubs), à plusieurs centaines de km, pour ensuite être renvoyés dans les différentes usines des partenaires pour le remplissage. D’après les calculs de TerraCycle qui coordonne Loop, à partir de cinq réemplois, les produits ont déjà moins d’impact que les mêmes dans leur version classique. Après cinquante, ils pèsent moitié moins lourds pour le climat.

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Stratégie de prix : le client a son mot à dire

  • Le prix est au centre du mix-marketing (Product, Price, Place, Promotion) qui permet à l’entreprise de tirer un revenu de son activité. Il est au cœur du modèle économique de l’entreprise. Or, malgré son importance, les entreprises – et en particulier les start-up – passent généralement trop peu de temps à définir leur stratégie de prix.

Arrêt sur image sur les éléments à la base du « prix juste ». Pour fixer le prix juste, les entreprises peuvent s’appuyer sur trois approches complémentaires qui visent à tenir compte de l’offre de leurs concurrents, de leur structure de coûts, et de la perception prix de leurs clients.

L’analyse de la concurrence

Cette première approche consiste à analyser les prix pratiqués par les concurrents afin de déterminer une fourchette de prix au sein de laquelle l’entreprise choisit de s’inscrire vers le haut ou le bas en fonction du positionnement marketing choisi. Cette approche s’apparente dès lors à une conception néoclassique selon laquelle le prix est « donné » et résulte de la confrontation avec le marché.

Dans le cas du lancement d’un nouveau produit sur le marché, cette conception peut être mise à mal car la start-up évolue dans une structure de concurrence changeante voire même inexistante. Au lieu de s’inscrire dans un espace des possibles préexistants, elle devra dès lors fixer elle-même ses stratégies de prix afin de rencontrer les anticipations des ventes.

Dans cette conception hétérodoxe, où le prix résulte d’une décision de l’entrepreneur, on dit du prix qu’il est « fixé ». Dans un cas, le futur est connu mais risqué. Dans l’autre cas, il sera modelé par les décisions des entrepreneurs (Dallery et al., 2009).

Le calcul du prix de revient

Qu’il s’inscrive dans une conception néoclassique ou hétérodoxe du prix, l’entrepreneur ne peut faire l’impasse sur le calcul de son coût de revient dans sa stratégie de fixation de prix. Le prix de revient correspond à la somme des coûts que supporte l’entreprise pour mettre sur le marché le bien ou le service considéré, à tous les niveaux : depuis sa fabrication, jusqu’à la distribution et sa promotion.

Le connaitre est indispensable car dans le cas contraire, l’entreprise risquerait de vendre « à perte ». A cet égard, il semble utile de rappeler qu’un prix de vente élevé n’est pas toujours gage de succès économique. L’important c’est la marge !

L’analyse de la demande

Bien qu’importants pour le calcul de votre potentiel de profit, vos coûts ne sont pas significatifs aux yeux de vos clients. Le prix ne doit pas uniquement refléter votre structure de coûts mais représenter ce que vos clients sont prêts à payer en fonction de la valeur ajoutée perçue. Pour fixer le juste prix, il est donc essentiel de sortir de ses bureaux pour aller à la rencontre de vos clients et leur poser les bonnes questions. Par exemple : pourquoi les gens devraient-ils payer pour mes services ou produits ? Et quelle valeur ajoutée les clients tireront-ils de mon offre ? Il s’agit réellement d’essayer de quantifier l’avantage perçu par le client et d’estimer sa capacité / volonté à payer pour vos produits.

Selon Omar Mohout, une méthode simple qui peut être utilisée pour mesurer la disposition du client à payer est ce qu’on appelle l’indicateur de sensibilité au prix. Elle repose sur quatre questions :

  1. A quel prix trouveriez-vous le produit/service trop cher à considérer ?
  2. A quel prix trouveriez-vous le produit/service si bon marché que vous douteriez de sa qualité/service ?
  3. A quel prix trouveriez-vous le produit/service cher, mais l’envisageriez-vous quand même ?
  4. A quel prix trouveriez-vous que le produit/service est une bonne affaire ?

Cette méthode vous permettra de faire ressortir le prix idéal, à savoir le prix que les clients finissent par accepter, mais avec une certaine résistance. Autrement dit, si vos clients n’hésitent pas une seconde avant d’acheter votre produit, cela signifie que votre produit n’est pas assez cher…

En conclusion, intégrer les différentes « parties prenantes » de l’entreprise – et en particulier les clients – aux décisions en matière de pricing est un élément essentiel de la stratégie, car cela permet de garantir le juste équilibre entre prix payé et valeur perçue.

N’oubliez jamais que le prix est juste un nombre mais que derrière ce nombre se cache la validation finale de votre proposition de valeur !

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Comment le e-commerce affecte l’économie romande

La 12e étude sur le PIB romand des six banques cantonales romandes en collaboration avec l’Institut CREA de la faculté des HEC de l’Université de Lausanne, explique comment le e-commerce affecte l’économie romande. Selon le coordinateur du projet, Jean-Pascal Baechler, responsable de l’observatoire BCV de l’économie vaudoise, tous les cantons ne sont pas affectés de la même façon par ce nouveau mode de consommation. Aussi, les centres villes sont plus touchés que les périphéries par les pertes d’emploi.Le tourisme d’achat a aussi évolué avec le développement
des vols à bas coût et des courts séjours en Europe.

Pour 2019 et 2020, l’étude anticipe un ralentissement de la croissance économique romande dû à l’affaiblissement de l’économie mondiale. D’ailleurs, si ce fléchissement attendu est plus marqué en Romandie que sur le reste de la Suisse, c’est parce que l’économie romande est plus tournée vers l’extérieur que l’économie suisse dans son ensemble. L’affaiblissement de la croissance de la zone euro, reflétée dans le cours de l’euro, représente bien l’évolution de l’économie romande. «Depuis 2007-2008, l’euro a perdu 30% de sa valeur, ce qui a renforcé le tourisme d’achat et eu un impact sur le commerce romand», explique Jean-Pascal Baechler. Le tourisme d’achat a aussi évolué avec le développement des vols à bas coût et des courts séjours en Europe, qui constituent aussi des occasions de faire du shopping.2008: LE TOURNANT DU COMMERCE DU DÉTAIL ET DU TOURISME D’ACHAT

Un autre concurrent a fait son apparition il y a environ 25 ans: le commerce en ligne. En un quart de siècle, les achats en ligne sont passés de zéro à près de 10 milliards en Suisse. «Au début cette croissance s’est notamment faite au détriment de la vente par correspondance traditionnelle, qui s’est elle-même très vite convertie aux ventes en ligne. Actuellement, on observe une croissance surproportionnelle des boutiques en ligne étrangères», précise Jean-Pascal Baechler. Selon les résultats de l’étude, 20% des achats des Suisses ou des Romands sont effectués en ligne (environ un dixième) ou à l’étranger (également un dixième).  Dans le domaine non alimentaire,
les prix ont baissé de 13% entre 2008 et 2018.

Les achats en ligne alimentaires (part des achats en ligne : 2,5%) sont moins concernés par le développement du commerce électronique que ceux non-alimentaires (16%). D’autres différences s’observent dans ces deux catégories de produits, notamment dans l’évolution des prix. Dans le domaine non alimentaire, principalement des biens importés, les prix ont baissé de 13% entre 2008 et 2018, sous l’influence notamment de l’électronique grand public (-50%).DES CANTONS AFFECTÉS DIFFÉREMMENT 

Le changement du comportement des consommateurs se traduit par un recul du chiffre d’affaire global de 7,7% en dix ans, avec de fortes disparités cantonales. Alors que les cantons de Fribourg (-1,5%), Genève (-3%) et le Valais (-5,3%) ont été moins touchés, le Jura (-9,1%), Neuchâtel (-14,0%) et Vaud (-12,1%) ont le plus ressenti les effets de cette évolution, en grande partie par des tendances démographiques plus faibles. Genève s’en sort bien malgré sa proximité géographique avec la France voisine, le recul des achats étant en partie compensé par celles des frontaliers et des pendulaires.

Les pertes d’emplois dans le commerce de détail ont été plus importantes sur le Jura et Vaud. De plus, globalement, c’est dans les centres villes qu’elles ont été les plus marqués vis-à-vis des périphéries, qui ont bénéficié du développement de centres commerciaux et de grandes surfaces spécialisées. 

La tendance du e-commerce va perdurer, car comme le souligne l’économiste «le commerce en ligne est rentré dans les mœurs». Les enseignes du commerce «stationnaire» ont commencé à s’adapter, en ligne ou dans leurs magasins, mais leur défi est de taille et les évolutions ne sont pas encore terminées.

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La personnalisation, la tendance qui se confirme

Corinne JeammetRédaction CultureFrance Télévisions

Mis à jour le 05/05/2019 | 14:18
publié le 05/05/2019 | 11:46P

« La personnalisation n’est pas une tendance passagère mais bien un mouvement de fond, voire une révolution – et elle a déjà commencé » ont affirmé plusieurs experts lors d’une table ronde Lectra – Nelly Rodi, qui s’est tenue en mars 2019.

« La personnalisation redessine la mode » estiment les experts

« L’impulsion est venue des consommateurs eux-mêmes » ont constaté ces experts. « Les modes de consommation impulsés par les nouvelles générations viennent bouleverser les règles de l’industrie de la mode » a souligné Marie Dupin, Directrice mode du cabinet de tendances Nelly Rodi.« Le consommateur, de plus en plus exigeant, est séduit par la possibilité de co-créer son look », a analysé, de son côté, Pierre-François Le Louët. Président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin avant d’ajouter : « Il commence aussi à accepter des délais un petit peu plus longs pour obtenir un vêtement parfaitement adapté à sa morphologie et à ses attentes. « 

Des considérations environnementales viennent renforcer cet attrait pour la personnalisation. « Produire à la demande évite la destruction des invendus, choquante pour le public, tout en épargnant aux marques et distributeurs l’enfer de la décote », a indiqué Sébastien Manceau du cabinet Roland Berger.

Les industriels disposent eux de solutions conçues selon les principes de l’Industrie 4.0 pour adapter les salles de coupe à la production à la demande. « Ainsi, Fashion On Demand by Lectra accompagne les acteurs de la mode pour les aider à répondre aux attentes des consommateurs, tout en améliorant leur productivité. (…) Notre offre leur donne la possibilité de lancer la production d’un vêtement personnalisé quelques secondes après la prise de commande en ligne ou en boutique, ou bien d’attendre de recevoir plusieurs commandes utilisant le même tissu pour en optimiser la découpe »a expliqué Daniel Harari, Président-Directeur Général de Lectra.FRANCE 2

« C’est un vecteur de croissance extraordinaire pour les marques » 

La personnalisation n’est plus réservée aux seules boutiques, elle est disponible sur l’e-commerce. Pour Henri Foucaud, un des co-fondateur de la société Hapticmedia développant des objets personnalisables en ligne, c’est « avant tout une tendance de fond demandée par les consommateurs, plus particulièrement dans le luxe, les consommateurs s’achètent une part de rêve et un objet très personnel. Le lien émotionnel avec l’objet où le vêtement de luxe s’associe à un besoin de singularité, l’objet devient un prolongement du consommateur, un mode d’expression et un moyen de se singulariser. (…)

Ce qui change profondément aujourd’hui c’est que cette expérience de personnalisation est désormais accessible à tout chacun grâce aux nouvelles technologies et au luxe 4.0. (…) Économiquement la personnalisation est très rentable, les prix additionnels que le consommateur est prêt à payer en plus oscillent entre + 20 et + 50% du prix initial du produit, ceci est un vecteur de croissance extraordinaire pour les marques. (…) C’est pour cela qu’Hapticmedia développe des expériences interactives en 3D pour servir ces produits personnalisables. Le consommateur va voir le produit en 3D, va pouvoir le manipuler comme s’il l’avait en main et modifier l’objet selon ses envies puis le partager avec ses amis sur les réseaux sociaux. »

Des personnalisations morphologiques pour plus de confort

Tous les secteurs sont concernés mais certaines personnalisations sont orientées sur la morphologie. Sculpteo, spécialiste de l’impression 3D en ligne, s’est associé à Netlooks, spécialiste des montures artisanales sur mesure et personnalisées, pour créer des lunetttes imprimées en 3D permettant aux clients, avec l’aide de l’opticien, de tester la monture, de l’adapter à leur morphologie et de choisir parmi des millions de combinaisons. Cette personnalisation comprend les gravures, les couleurs, les formes des branches et des faces, le style et les textures (corne, translucide, néon…). Avec ces lunettes de test 3D, le client vérifie que le modèle choisi lui convient en termes de taille et de confort (taille de la face et du pont, et longueur de la branche). 

Withings, spécialiste français des objets de santé connectée, propose sur son site sa Withings Move, une montre connectée Made in France dans sa Manufacture d’Issy-les-Moulineaux. Pour son fondateur Eric Carreel« permettre aux utilisateurs de s’approprier le design et le style de leur montre connectée est une évolution indispensable ». L’atelier de personnalisation permet de créer sa montre avec un large choix de couleurs de bracelets, de boitiers et d’aiguilles. Il est également possible de sélectionner divers motifs pour l’impression du cadran. Ce service offre plus 5 800 combinaisons possibles.

La marque Habillez-moi de Béatrice Delpierre guide ses clientes dans leur recherche de look et les oriente vers des tenues qui leur correspondent via un diagnostic morphologique individuel effectué sur rendez-vous. Des conseils personnalisés sont prodigués sur les formes adaptées à la silhouette, le choix des matières et des couleurs : test de colorimétrie, bilan morphologique, conseils sur le style, tri de la garde-robe. Même principe avec la marque Les Jupons de Louison de Marine Monloubou proposant des jupes adaptées à la longueur des jambes en couplant aux variations de taille des variations de longueur. 

Test de morphologie pour la marque de prêt-à-porter Habillez-moi
Test de morphologie pour la marque de prêt-à-porter Habillez-moi (HABILLEZ-MOI)

Des personnalisations esthétiques pour une touche fait main

D’autres marques offrent la possibilité de devenir son propre styliste. La griffe française de slippers d’intérieur Edith & Marcel propose ce service pour deux de ses collections : la ligne Couture permet la broderie au fil d’or ou d’argent mais aussi l’ajout de délicates plumes sauvages ou de paon. La ligne Démesure, quant à elle, permet de parer sur commande la slipper de matières d’excellence : cuir exotique, embossage, broderie ou bijou… 

La marque de slippers Edith & Marcel : le modèle Monceau personnalisé
La marque de slippers Edith & Marcel : le modèle Monceau personnalisé (EDITH & MARCEL)

Océane Castanet, la fondatrice d’Amrose, développe depuis juillet 2017 une collection de baskets brodées par des femmes kurdes selon une tradition ancestrale. Chaque modèle est unique et fait main. Chaque broderie raconte une histoire illustrée par un dessin aquarelle. Amrose participe au « Women Empowerment » à travers une coopérative éthique et responsable. Pour la saison printemps-été 2019, elle a collaborée avec la designer Libanaise Mira Mikati. Connue pour ses inspirations Kawaï et son univers pop coloré, elle a imaginée trois paires en édition limitée. Personnalisables, elles sont vendues en exclusivité au Bon Marché dans le cadre de l’exposition « A Babord Toute »jusqu’au 23 juin. 

Collaboration Amrose et Mira Mikati pour le printemps-été 2019
Collaboration Amrose et Mira Mikati pour le printemps-été 2019 (AMROSE)

Du côté des bijoux, la maison Goossens personnalise trois bagues en laiton doré or jaune 24 carats (Mini-Stone, Stone ou Cabochons) dans sa version carrée ou ovale. Il suffit de sélectionner une monture, de choisir une pierre selon sa couleur, son éclat et ses nuances, puis la bague est sertie dans les ateliers situés à Pantin. L’iconique bracelet Boucle est, lui, personnalisable avec un message, un mot ou des initiales gravés. Les possibilités sont infinies : deux largeurs (6 mm et 1,5 cm), trois finitions, or jaune, palladium ou or rose, et cinq typographies. Un délai d’une semaine est nécessaire pour la gravure. Le « Bar à Bagues » est installé dans la boutique parisienne du 416, rue Saint-Honoré.

Les bijoux à personnaliser de la maison Goosens
Les bijoux à personnaliser de la maison Goosens (GOOSENS)

Même principe chez Castorette Paris avec des bijoux à créer et à personnaliser, réalisés à la demande grâce à l’impression 3D, dans des matériaux nobles ou précieux. Sur le site  Happy Bulle, la personnalisation peut se faire à partir de dessins d’enfants.! Enfin Gas Bijoux personnalise trois modèles des iconiques sandales helléniques Ancien Greek Sandals, en y ajoutant des charms coquillages sur les rivets (au Bon Marché en mai, puis dans les boutiques By Marie à partir de  juin). 

La théâtralisation du point de vente

La théâtralisation d’un point de vente… Voilà un concept dont vous entendez beaucoup parler actuellement ! Mais de quoi s’agit-il précisément ? Simplement d’immerger le chaland dans votre univers… et de susciter l’achat !

Article de Commerce.Life de Guillaume (consulté le 02 mai 2019)

La théâtralisation, un outil indispensable pour renforcer l’attractivité de votre magasin

Créer autour de votre offre un univers propice à l’achat de vos produits et des atmosphères susceptibles de faire naitre des émotions positives chez vos clients potentiels…, tels sont les objectifs de la théâtralisation de votre point de vente. Bien plus qu’un simple concept marketing, la théâtralisation est aujourd’hui un facteur clé de réussite des points de vente, car elle a vocation à répondre aux nouveaux comportements du consommateur, qui ne se satisfait plus de la seule démonstration des qualités intrinsèques ou extrinsèques d’un produit. Pour déclencher son acte d’achat, il est nécessaire de jouer sur sa dimension affective et de lui faire vivre une expérience client unique.

De l’univers théâtral, le concept emprunte davantage les décors que le jeu des acteurs, mais le personnel du magasin peut également avoir un rôle à jouer, de figurant (en portant un uniforme par exemple qui va contribuer à l’immersion du chaland dans l’univers créé), ou principal (en s’occupant des animations).

La théâtralisation peut être ponctuelle et éphémère pour scénariser des événements particuliers (Noël, Halloween, anniversaire du point de vente etc…). Mais elle peut également être permanente. Il s’agit alors de retraduire une ambiance présentant tous les codes de l’univers de votre activité, en utilisant des éléments de décoration en lien avec vos produits, les couleurs adéquates, mais aussi les senteurs appropriées, les sons associés… Le concept mis en place par l’enseigne « l’Occitane » (produits cosmétiques) est une bonne illustration de la théâtralisation permanente, tout est pensé pour nous téléporter instantanément en Provence, dès lors qu’on pénètre dans une de leurs boutiques.

Théâtraliser votre offre pour communiquer les bons messages

La théâtralisation, c’est aussi l’occasion de faire de votre point de vente un média à part entière. De par la publicité sur le lieux de vente (PLV) et les animations que vous allez mettre en place, vous allez pouvoir faire passer des messages forts à vos chalands.

Il s’agit alors de connaître parfaitement la perception que les consommateurs ont de votre secteur d’activité, de manière à les conforter dans leurs images positives et à les rassurer sur leurs doutes.

L’attractivité de votre magasin va-t-elle vraiment augmenter ?

Les bénéfices tirés de la scénarisation de votre offre peuvent être vraiment intéressants, quel que soit votre secteur (à l’exception du « low cost », qui a contrario a tout intérêt à privilégier une architecture et une décoration spartiates pour illustrer sa politique de réduction des coûts).

Cependant, les investissements nécessaires à la théâtralisation peuvent s’avérer élevés, il convient donc de mesurer précisément l’impact de vos actions sur votre business. Théoriquement, la mise en scène d’une offre commerciale doit permettre d’augmenter significativement l attractivité et la fréquentation de votre point de vente, ainsi que le temps moyen de visite, et donc votre chiffre d’affaire.

Dans le cadre d’une théâtralisation éphémère, vous devriez enregistrer des retours sur investissements quasi-immédiats, mais aussi des effets de rémanence importants.

Ouverture de Manor Bern

Ven 26.04.2019 – 10:04 | mise à jour 26.04.2019 – 10:04par Steven Wagner ICT Journal

La chaîne de magasins Manor a ouvert un nouveau commerce à Berne. D’une taille plus réduite qu’à Zurich et Genève, la succursale bernoise veut tester de nouveaux concepts, à l’image des vendeurs équipés de tablettes et d’une collaboration avec deux start-up.

1/2Tous les vendeurs disposeront de tablettes.

Cinq mois après l’avoir annoncé et d’importants travaux de rénovation, Manor a ouvert hier 25 avril un nouveau complexe commercial en vieille ville de Berne, le premier de la capitale. En plus d’un assortiment classique répartis sur six étages et près de 4500 mètres carrés, le numérique se voit accorder une place importante. Le personnel de vente est équipé de tablettes, afin d’établir un lien entre les offres hors ligne et en ligne mais également de compenser l’absence de certaines gammes de produits en magasin. Disponible dans toutes les succursales du pays, le service Click & Collect voit sa zone dédiée transformée en salon.

Il est possible de personnaliser ses habits et accessoires via ces tablettes.

Enfin, Manor s’est associé avec une startup française, l’Atelier Amelot de Paris, afin d’offrir un service d’impression d’habits personnalisés. Les clients ont la possibilité de choisir sur place des motifs individuels à l’aide de tablettes, avant de les imprimer sur des T-shirts ou des sacs et de repartir avec. Ce service s’applique autant bien aux produits achetés dans le magasin ou à ceux apportés par les clients. La chaîne a également conclu une nouvelle coopération avec le jeune pousse zurichoise Annanow, qui offre une livraison en 60 minutes à domicile ou ailleurs. En cas de succès, ce projet pilote pourrait être étendu dans toute la Suisse.

Les CFF misent de plus en plus sur le commerce de proximité

Valora a obtenu la prolongation de son bail auprès des CFF jusqu’en 2030 pour ses 231 succursales ferroviaires auxquelles s’ajoutent 31 nouveaux emplacements. Un partenariat qui mettra de plus en plus en avant les commerces de proximité au détriment des kiosques

On ne change pas une équipe qui gagne. Les CFF viennent de renouveler le bail attribué à Valora, spécialiste de la vente de détail gérant notamment de K-Kiosk, des magasins Avec et de Brezelkönig, d’après un communiqué de presse de jeudi. Le contrat de location actuel arrivant à terme en 2020, un nouvel appel d’offres avait été lancé en 2018. Le groupe bâlois garde ainsi ses 231 sites actuels dans les gares suisses et obtient 31 emplacements supplémentaires qui ouvriront progressivement jusqu’en 2021.

Ce nouveau déploiement sera l’occasion d’une réorganisation des offres proposées. Il fait en effet la part belle aux petits commerces de proximité – 146 emplacements contre 32 actuellement – aux dépens de la formule kiosque – 116 points de vente contre 199 aujourd’hui. Valora dit répondre à la demande des CFF qui souhaitent ainsi s’adapter à l’augmentation de la mobilité de la population et aux nouvelles attentes des pendulaires de plus en plus nombreux. Ils étaient près de 700 000 à utiliser le train en 2017 d’après l’Office fédéral de la statistique.

Acheter à toute heure

Pour Ottavia Masserini, porte-parole des CFF, la stratégie mise en place est également de privilégier au maximum les magasins de proximité dans les gares de petite surface où la demande est grande pour ce type de services. La société ferroviaire a également souhaité miser sur des propositions innovantes permettant par exemple aux voyageurs de faire leurs achats 24h/24 tous les jours. «Nous ne savons pas encore sous quelle forme cela se présentera, précise la porte-parole des CFF. Cela dépendra des essais que réalise actuellement Valora.» A Zurich, le groupe bâlois teste depuis début avril différents modèles de surfaces 100% automatisées qui pourraient répondre à cet objectif.

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L’annonce a été bien reçue par les marchés. Jeudi matin, l’action avait grimpé de 11% à l’ouverture de la bourse suisse avant de se stabiliser autour des 6% en milieu de journée.

Florent Hiard
Publié jeudi 25 avril 2019 à 20:26, modifié jeudi 25 avril 2019 à 20:26. Article dans Le Temps

Le E-commerce alimentaire a le vent en poupe

Développement du E-commerce alimentaire dans l’hexagone. Le drive piéton : la tendance de demain. Merci à l’auteur de l’article : Philippe Bertrand du journal LesEchos

L’e-commerce alimentaire n’est plus une niche. Mi-2018 déjà l’institut Nielsen faisait de la France la championne d’Europe de ce mode de consommation avec 6,6 % des achats du quotidien réalisés en ligne. C’est plus qu’au Royaume-Uni (6,3 %) et largement plus qu’en Allemagne (0,7 %) et qu’aux Etats-Unis (4,7 %). La Chine indique la tendance où, selon Kantar, 10 % des paniers des ménagères se remplissent sur la Toile. Au pays d’Alibaba et de JD.com la croissance s’élève à 30 % par an. La Corée du Sud est déjà à 20 % de part de marché pour cette pratique.

Les Echos Etudes estiment que l’e-commerce alimentaire pesait 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017, atteindra 8,2 milliards en 2020 et grimpera jusqu’à 13,5 milliards en 2025. Le taux de croissance annuel moyen est estimé à 11 %.

Les distributeurs français ont été pionniers avec les drive, ces points de retrait des commandes installés près des hypers ou supermarchés, ou dans des entrepôts « tampons ». On en compte près de 5.000 aujourd’hui. Auchan a inventé le concept. Leclerc en a tiré le plus grand profit. Carrefour rattrape son retard.

Le dernier kilomètre

Mais les habitudes des consommateurs changent. Le drive est destiné à des zones où la circulation automobile permet de prendre son colis sur le trajet du domicile au lieu de travail (ou l’inverse). Dans les grandes agglomérations, la livraison à domicile monte en puissance. Les Echos Etudes montre l’inversion des préférences. En 2017, les ventes du drive se montaient à 3,8 milliards contre 2,2 pour la livraison. En 2025, la livraison représentera 8 milliards d’euros, contre 5,5 milliards pour le drive.

Le coût du dernier kilomètre est le principal frein à la livraison à domicile. Selon une étude Capgemini détaillée par le magazine « LSA », le dernier kilomètre représente 41 % des dépenses de la chaîne logistique. Pourtant, « la livraison doit être gratuite », affirmait Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino, en marge de la présentation des résultats annuels de son groupe. Elle l’est presque pour Monoprix avec l’abonnement Amazon Prime. Dans la plupart des cas, cette gratuité est conditionnée à un minimum d’achats. Pour le moment.

Un bon moyen d’écraser les coûts de livraison est de développer des drive dans les grandes agglomérations. le client n’est pas livré chez lui, mais il ne fait pas non plus plusieurs kilomètres, seulement quelques centaines de mètres à pied. C’est le paradoxal « drive piéton ». Carrefour en compte 62 à travers la France, dont 21 à Paris et 11 à Lyon. Leclerc, qui ne possède pas ou peu de magasins dans les métropoles, le développe aussi à marche forcée, tout comme Intermarché. Autant d’initiatives qui vont pousser la croissance du e-commerce alimentaire dans l’Hexagone.

Philippe Bertrand

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