En 2026, pourquoi le client type du commerce physique se déplace-t-il encore ?

Le commerce physique conserve un avantage fondamental : il peut permettre au client de mieux choisir, d’être rassuré et de repartir immédiatement avec une solution. Mais ces avantages doivent être vécus sur place. La présence d’un magasin et de vendeurs ne suffit pas ou plus à les garantir.

Le déplacement doit rapporter davantage au client que ce qu’il lui coûte en temps, en effort et en argent. Ce bénéfice peut être pratique, humain, sensoriel ou simplement le plaisir de la visite.

L’étude internationale EY de 2024 donne un éclairage intéressant : 57 % des consommateurs interrogés souhaitent voir et toucher les produits avant d’acheter, et 68 % recherchent un conseil expert pour les achats de valeur élevée. Ces résultats ne constituent pas une mesure spécifique à la Suisse, mais ils illustrent deux forces essentielles du magasin : l’expérience réelle du produit et la confiance dans le choix. 

Pourquoi quitter son canapé pour aller acheter ?

Raison de se déplacerCe que le commerce doit réellement apporter
Voir, toucher, essayer, goûterVérifier une taille, une matière, un confort, une fraîcheur ou une saveur.
Recevoir un conseil adaptéComprendre le besoin, comparer les options et éviter une erreur d’achat.
Obtenir le produit immédiatementTrouver le bon article disponible et repartir avec, sans attendre une livraison.
Résoudre un problèmeFaire ajuster, réparer, échanger ou obtenir une réponse auprès d’une personne responsable.
Découvrir quelque choseRencontrer une sélection, une nouveauté ou une association de produits à laquelle on n’avait pas pensé.
Passer un moment agréableProfiter d’un accueil, d’une ambiance, d’une dégustation ou d’une sortie partagée.
Retrouver une relation de confianceÊtre reconnu, retrouver un interlocuteur compétent et bénéficier d’un suivi.

Tous les commerces n’ont pas besoin de proposer une animation spectaculaire. Une quincaillerie qui trouve immédiatement la bonne pièce rend un service précieux. Une boutique qui conseille honnêtement sur une coupe aussi. L’expérience client peut être très simple : repartir satisfait, avec le sentiment d’avoir bien acheté.

Les incontournables que je placerais aujourd’hui en priorité sont les suivantes :

1. Une raison claire de choisir ce commerce.
Le client doit comprendre rapidement ce qu’il trouvera ici : une expertise, une sélection particulière, des produits locaux, un service rapide, une qualité régulière ou un excellent rapport qualité-prix. « Nous vendons des produits » est une promesse trop faible.

2. Un accueil attentif, sans pression.
Un regard, un bonjour, une disponibilité perceptible et une prise en charge adaptée. Il faut savoir distinguer le client qui souhaite explorer de celui qui cherche de l’aide. Le sourire compte ; l’écoute et la capacité à agir comptent tout autant.

3. Un conseil qui apporte quelque chose de plus que la fiche produit.
Un vendeur doit pouvoir expliquer : « Pour votre usage, je vous conseille celui-ci, pour cette raison. » Cela suppose de connaître les produits, de poser les bonnes questions et de savoir recommander une option moins chère lorsqu’elle convient mieux. C’est ainsi que la confiance se construit.

4. Les fondamentaux opérationnels maîtrisés.
Propreté, produits disponibles, fraîcheur, prix lisibles, éclairage, circulation, cabines confortables, attente raisonnable et paiement facile. Une belle décoration compense difficilement une rupture répétée ou un prix introuvable.

5. Une valeur et des prix compréhensibles.
Le client peut comparer. Si le prix est supérieur, les bénéfices doivent être concrets : qualité, durabilité, préparation, conseil, installation ou service après-vente. La proximité seule ne garantit pas qu’un client acceptera de payer davantage.

6. Une visite facile à préparer.
Avant de venir, le client doit pouvoir trouver les bons horaires, l’adresse, les conditions d’accès, les services et un moyen de contact. Pour un achat précis, pouvoir confirmer la disponibilité ou réserver un article réduit le risque d’un déplacement inutile.

7. Un digital qui facilite le parcours.
Réservation, commande, retrait, prise de rendez-vous ou suivi : chaque outil doit résoudre une difficulté réelle. Un écran n’apporte de valeur que s’il aide à comprendre, choisir ou gagner du temps. L’équipe doit rester disponible pour accompagner ceux qui en ont besoin.

8. Un suivi après l’achat et une qualité régulière.
Une réclamation bien prise en charge, un engagement tenu et un échange simple peuvent donner une bonne raison de revenir. Cette qualité doit être portée par toute l’équipe, y compris aux heures chargées et en l’absence du responsable.

Le piège majeur serait de promettre du conseil et de laisser le client se débrouiller ; de promettre la proximité et d’offrir des horaires peu pratiques ; ou de communiquer sur une belle expérience alors que l’attente, les ruptures et l’accueil la dégradent.

Dans le cadre des mes expertises cela donne un angle d’évaluation particulièrement pertinent : mesurer si le commerce tient réellement sa promesse de déplacement. La grille d’évaluation qui j’utilise me permet notamment d’examiner trois fondamentaux :

  • Avant la visite : ai-je une bonne raison de venir et les informations nécessaires ?
  • Pendant la visite : est-ce que je bénéficie d’une aide, d’une découverte ou d’un service utile ?
  • Après la visite : ai-je envie de revenir et de recommander ce commerce ?

La question décisive à poser à un commerçant serait : « Qu’a gagné votre client en venant chez vous aujourd’hui ? » La réponse doit pouvoir se vérifier dans son expérience réelle.

Ultra-fast fashion : que révèle vraiment le classement des vendeurs de vêtements en France ?

Kiabi en tête, Shein juste derrière, Temu dans le top 10 : le classement des vendeurs de vêtements en France montre à quelle vitesse les habitudes d’achat évoluent. Mais il pose aussi une question aux commerçants : qu’est-ce qui donne encore envie à un client d’entrer dans une boutique, d’y acheter et d’y revenir ?

Selon les données de l’Institut français de la mode portant sur les sept premiers mois de 2026, Kiabi occupe la première place des enseignes pour les achats d’habillement en volume, devant Shein, Vinted et Décathlon. Temu fait son entrée dans le top 10. De son côté, E.Leclerc progresse de cinq places pour rejoindre ce classement.

Le poids des plateformes mérite d’être regardé avec précision. Shein, Temu et AliExpress représentent ensemble 8 % des achats de vêtements en volume, mais 3 % en valeur, tous circuits confondus. Sur Internet uniquement, leur part atteint 29 % des achats en volume. Ces chiffres montrent une forte présence dans les quantités achetées, associée à une part nettement plus faible des dépenses.

Le client recherche aussi de la simplicité

Il serait trop facile de résumer ces résultats à une seule préférence pour les prix bas. Une offre abondante, accessible en quelques gestes et renouvelée rapidement répond à une attente de simplicité et d’immédiateté. C’est une lecture commerciale de ces évolutions, qui mérite d’être prise au sérieux par les enseignes physiques.

Une boutique doit donc se poser des questions concrètes. Son offre est-elle facile à comprendre ? Le client trouve-t-il rapidement sa taille et les produits qui lui correspondent ? L’accueil l’aide-t-il à choisir ? Le parcours d’achat est-il agréable, du premier regard sur la vitrine jusqu’au passage en caisse ?

Ces détails influencent la décision d’achat. Ils déterminent aussi le souvenir que le client garde de sa visite.

La force d’une boutique se construit sur le terrain

Un commerce de proximité dispose d’atouts que l’on peut développer chaque jour : voir et essayer un vêtement, recevoir un conseil adapté, découvrir une sélection cohérente, échanger avec une personne qui connaît ses produits.

Encore faut-il que cette promesse soit visible. Une belle sélection perd de sa valeur si elle est difficile à parcourir. Un vendeur compétent ne peut pas faire la différence si le client n’ose pas demander de l’aide. Et une expérience réussie ne produit pas tout son effet si rien n’invite le client à revenir.

C’est pourquoi l’observation du point de vente reste essentielle. Quelques ajustements ciblés dans la présentation des produits, l’accueil ou le conseil peuvent parfois améliorer rapidement l’expérience d’achat.

La question à se poser

Face à l’ultra-fast fashion, chaque boutique doit pouvoir répondre clairement à ceci :

« Pourquoi un client choisirait-il de venir chez nous aujourd’hui, et pourquoi reviendrait-il demain ? »

La réponse se trouve rarement dans un slogan. Elle se construit dans l’assortiment, l’ambiance, la qualité du conseil et l’attention portée à chaque visite.

C’est sur ces éléments concrets que les commerces peuvent agir. Observer le parcours client, repérer les points de friction et renforcer ce qui fait la valeur de la boutique : voilà un travail utile pour transformer davantage de visites en achats, puis en relations durables.

Source : LSA, « La tendance de l’ultra-fast fashion s’intensifie »⁠, d’après les données de l’Institut français de la mode ; chiffres également présentés par la Fevad⁠.

David Lemoine

DLM management

Retail : les fondamentaux qui transforment une visite en achat

Un client franchit la porte d’un magasin. L’équipe est présente, les produits sont en place, la caisse fonctionne. Pourtant, rien ne garantit qu’une vente aura lieu.

Entre l’entrée du client et sa sortie, une série de moments décisifs se joue : a-t-il été accueilli ? A-t-on compris ce qu’il cherchait ? Le conseil lui a-t-il permis de choisir avec confiance ? Ces questions, simples en apparence, sont au cœur de la performance commerciale.

Le taux de transformation permet de mesurer le résultat : nombre d’achats ÷ nombre de visiteurs × 100. Mais le chiffre seul ne dit pas pourquoi un client achète, hésite ou repart. Pour progresser, il faut observer ce qui se passe sur le terrain.

L’accueil donne le ton

Accueillir ne consiste pas à réciter une formule à chaque personne qui entre. C’est montrer que le client a été remarqué, rester disponible et choisir le bon moment pour engager la conversation.

Un regard, un sourire sincère et une posture ouverte peuvent créer ce premier lien. À l’inverse, un client qui traverse le magasin sans contact peut avoir le sentiment de devoir se débrouiller seul, même au milieu d’une équipe compétente.

Le bon accueil demande donc à la fois de l’attention et du discernement : certains clients souhaitent être conseillés rapidement ; d’autres ont besoin de quelques instants pour découvrir l’offre.

Comprendre avant de conseiller

La connaissance des produits est une force. Elle prend toute sa valeur lorsque le conseil répond au besoin réel du client.

Une question ouverte permet d’aller au-delà de la demande initiale : « Dans quelle situation allez-vous l’utiliser ? », « Qu’est-ce qui compte le plus pour vous ? » ou « Qu’avez-vous déjà essayé ? » Les réponses donnent au collaborateur les moyens de proposer une solution pertinente.

Reformuler ensuite le besoin permet de vérifier que l’on a bien compris. Cette étape évite les conseils trop rapides et rassure le client : il voit que sa demande a été écoutée.

Dans le dossier de terrain DLM consacré au taux de transformation, l’écoute active et la qualité du conseil apparaissent comme des points d’appui. Le potentiel de progression se situe notamment dans la reformulation, les questions ouvertes et l’initiative prise au bon moment par les équipes.

Proposer davantage, lorsque cela a du sens

La vente complémentaire souffre parfois d’une mauvaise image parce qu’elle est confondue avec une proposition systématique. Pourtant, lorsqu’elle découle d’un besoin identifié, elle améliore aussi le service rendu.

Un accessoire utile, un produit associé ou un service adapté peuvent aider le client à profiter pleinement de son achat. La différence tient à la qualité de la découverte : sans compréhension du besoin, la proposition paraît forcée ; avec une bonne écoute, elle devient naturelle.

L’objectif n’est donc pas de demander aux équipes de « vendre plus » de manière abstraite. Il est de leur donner les moyens de poser les bonnes questions et de reconnaître les occasions de mieux servir.

La vente se poursuit jusqu’au départ du client

Une transaction rapide en caisse est appréciable, mais elle ne suffit pas à conclure une expérience réussie. Avant le départ, le collaborateur peut confirmer le choix du client, répondre à une dernière hésitation et valoriser l’achat avec justesse.

Selon la situation, il peut aussi ouvrir la porte à une prochaine visite ou proposer un suivi. Ce dernier échange compte : il influence le souvenir que le client garde du magasin et son envie d’y revenir.

Observer, agir, puis mesurer

Aucune équipe ne progresse durablement à partir d’un indicateur isolé ou d’une impression générale. Il faut regarder le parcours de vente en situation réelle, pendant les périodes calmes comme pendant les moments de forte affluence.

L’observation permet d’identifier les acquis, puis de choisir quelques priorités concrètes : améliorer le premier contact, travailler la découverte du besoin, développer les propositions adaptées ou renforcer la conclusion de vente. L’accompagnement des équipes donne ensuite vie à ces priorités. Enfin, la mesure permet de voir ce qui évolue réellement.

C’est la démarche que je défends chez DLM Management : partir du terrain, reconnaître les compétences déjà présentes et aider les collaborateurs à progresser dans leurs pratiques quotidiennes.

La fréquentation est précieuse. Chaque visite représente une occasion de créer une relation, d’apporter une réponse utile et, parfois, de concrétiser une vente. Les fondamentaux du retail restent simples à énoncer. Leur force apparaît lorsqu’ils sont appliqués, ensemble, à chaque étape du parcours client.

David Lemoine
DLM Management

Article fondé sur le dossier de terrain DLM « Taux de transformation en magasin » et sa synthèse « Plus de clients accompagnés, plus de ventes concrétisées ».

La cuisine ouverte : quand le restaurant devient une scène vivante

Pendant longtemps, la cuisine d’un restaurant devait rester invisible. Dissimulée derrière une porte battante, elle appartenait exclusivement aux professionnels. Le client découvrait uniquement le résultat final : une assiette dressée et déposée devant lui.

Aujourd’hui, cette frontière disparaît progressivement.

Comme le souligne un récent article de BFM Business, les cuisines ouvertes transforment le repas en expérience immersive et deviennent un nouvel argument commercial pour les restaurants. Pour les clients, le spectacle peut même donner l’impression « d’être au théâtre ».

Cette évolution dépasse largement une simple tendance architecturale. Elle répond à une transformation profonde des attentes des consommateurs.

Le client ne vient plus seulement pour manger

La qualité de l’assiette reste évidemment essentielle. Mais elle ne suffit plus toujours à différencier un établissement.

Le consommateur recherche désormais une expérience complète : un accueil chaleureux, une ambiance cohérente, une histoire, une proximité avec l’équipe et une impression d’authenticité. Selon une étude Ipsos consacrée aux attentes des Français en matière de restauration, près de sept personnes sur dix déclarent que la possibilité de vivre une expérience inédite pourrait leur donner envie d’aller au restaurant. (ipsos.com⁠)

La cuisine ouverte répond précisément à cette attente. Elle donne à voir ce qui était autrefois caché : les gestes du chef, le dressage des assiettes, la coordination de la brigade, la cuisson des produits et l’intensité du service.

Le repas ne commence donc plus au moment où l’assiette arrive à table. Il commence lorsque le client observe sa préparation.

La transparence devient une preuve de confiance

Ouvrir une cuisine au regard des clients constitue également un engagement.

L’établissement accepte de montrer ses méthodes de travail, son organisation, la fraîcheur de ses produits et la propreté de ses installations. Cette transparence peut renforcer la confiance du consommateur, particulièrement attentif à la provenance des ingrédients, à l’hygiène et au fait maison.

La cuisine devient ainsi une vitrine du savoir-faire.

Les gestes techniques ne sont plus seulement nécessaires à la production : ils participent à la communication du restaurant. Une cuisson maîtrisée, une assiette dressée avec précision ou une brigade parfaitement coordonnée racontent beaucoup plus qu’un long discours publicitaire.

Le personnel de cuisine, habituellement en retrait, contribue directement à l’expérience du client et à l’image de l’établissement.

Un puissant outil de différenciation commerciale

Dans un marché très concurrentiel, deux restaurants peuvent proposer une cuisine de qualité comparable. Pourtant, celui qui réussit à créer une émotion supplémentaire restera plus facilement dans la mémoire du client.

Une cuisine ouverte peut alors devenir un véritable élément de positionnement :

  • elle attire naturellement le regard ;
  • elle crée de l’animation dans la salle ;
  • elle valorise le savoir-faire de l’équipe ;
  • elle renforce la perception de fraîcheur et d’authenticité ;
  • elle offre un sujet de conversation aux clients ;
  • elle favorise les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux ;
  • elle peut augmenter l’envie de revenir ou de recommander l’établissement.

Dans ce contexte, la cuisine n’est plus uniquement un outil de production. Elle devient une composante du parcours client et un support de communication.

L’investissement réalisé dans son aménagement peut donc produire une valeur commerciale, à condition que cette ouverture soit parfaitement maîtrisée.

Une mise en scène qui ne tolère pas l’improvisation

Une cuisine ouverte expose cependant autant les qualités que les faiblesses d’un établissement.

Le client voit les gestes professionnels, mais il peut aussi percevoir le désordre, le stress, les tensions entre collaborateurs, un manque de propreté ou une mauvaise organisation. Les bruits, les odeurs, la chaleur et la circulation doivent également être anticipés.

L’ouverture de la cuisine impose donc une exigence supplémentaire concernant :

  • l’organisation des postes de travail ;
  • la propreté permanente ;
  • la présentation du personnel ;
  • la communication au sein de la brigade ;
  • la gestion du bruit et des odeurs ;
  • l’éclairage ;
  • la visibilité des produits ;
  • le comportement des collaborateurs devant les clients.

Dans une cuisine traditionnelle, certaines imperfections restent en coulisses. Dans une cuisine ouverte, chaque détail fait partie du spectacle.

Le management joue dès lors un rôle déterminant. Les collaborateurs doivent comprendre qu’ils ne réalisent pas seulement une prestation culinaire : ils participent à une représentation visible par le client.

L’expérience doit rester cohérente dans tout le restaurant

Installer une cuisine ouverte ne suffit pas à créer une expérience réussie.

Le concept doit être cohérent avec l’identité de l’établissement, son offre, sa clientèle et son niveau de prix. Une magnifique cuisine visible ne compensera jamais un accueil froid, un service désorganisé, une salle mal entretenue ou une attente excessive.

Le parcours doit être pensé dans sa globalité :

  • Que voit le client lorsqu’il entre ?
  • Comprend-il immédiatement le concept ?
  • La cuisine attire-t-elle positivement son attention ?
  • Les gestes observés valorisent-ils réellement le produit ?
  • Le personnel de salle sait-il raconter ce qui se passe en cuisine ?
  • L’ambiance sonore reste-t-elle agréable ?
  • L’expérience perçue correspond-elle à la promesse commerciale ?

La réussite repose sur la cohérence entre la cuisine, la salle, le service, l’ambiance et la communication.

Une opportunité également accessible aux petits établissements

Cette approche n’est pas réservée aux restaurants gastronomiques ou aux établissements disposant de budgets importants.

Une boulangerie, un traiteur, une pizzeria, un bar à sushis ou un petit restaurant indépendant peut également valoriser une partie de sa production : pétrissage d’une pâte, cuisson au feu, découpe d’un produit, dressage d’un dessert ou préparation devant le client.

Il n’est pas toujours nécessaire de transformer entièrement les locaux. Une ouverture bien placée, un comptoir de préparation visible ou une animation ponctuelle peut déjà renforcer considérablement l’expérience.

L’essentiel consiste à identifier le geste, le produit ou le savoir-faire qui mérite d’être montré.

Le restaurant de demain vendra aussi une émotion

La cuisine ouverte illustre parfaitement l’évolution actuelle du commerce et de la restauration : le client ne souhaite plus seulement acheter un produit ou consommer un repas. Il veut comprendre, observer, ressentir et parfois interagir.

Le restaurateur ne vend donc plus uniquement une assiette. Il propose une expérience, une histoire et un moment à partager.

Mais pour que cette transparence devienne un véritable avantage commercial, elle doit être accompagnée d’une organisation irréprochable, d’un management solide et d’un parcours client cohérent.

C’est précisément dans cette démarche que DLM Management accompagne les restaurateurs : observer l’établissement avec un regard extérieur, évaluer l’expérience vécue, identifier les points d’amélioration et transformer le savoir-faire existant en véritable force commerciale.

Car dans la restauration comme dans le commerce, ce que le client voit, ressent et retient compte souvent autant que ce qu’il achète.

Article inspiré par la publication de BFM Business consacrée aux cuisines ouvertes et à leur influence sur l’expérience client.

Commerces et restaurants : comment transformer les difficultés en leviers de performance ?

En Suisse, le contexte reste contrasté : le commerce de détail a progressé de 0,5 % au premier trimestre 2025, alors que la valeur ajoutée de l’hôtellerie-restauration a reculé de 1,7 %. La consommation privée a également perdu de son dynamisme. SECO – Tendances conjoncturelles⁠

1. Principales problématiques des commerces de proximité

  • Baisse ou irrégularité de la fréquentation

Les centres-villes et certaines rues commerçantes connaissent des flux insuffisants ou très variables. Un emplacement autrefois favorable peut perdre progressivement de son attractivité.

  • Concurrence des grandes enseignes et du commerce en ligne

Les petites structures ne peuvent généralement pas rivaliser uniquement sur les prix, la largeur de l’assortiment ou la rapidité de livraison.

  • Tourisme d’achat et comparaison permanente des prix

En Suisse romande, la proximité avec la France renforce la pression sur les prix, particulièrement pour l’alimentation, l’équipement de la maison, l’habillement et certains service

  • Positionnement commercial trop flou

Beaucoup de commerces ne répondent pas clairement à la question : « Pourquoi le client devrait-il venir ici plutôt qu’ailleurs ? »

  • Manque de visibilité extérieure

Vitrine peu attractive, éclairage insuffisant, façade vieillissante, entrée peu accueillante ou absence de signalétique réduisent le taux d’entrée.

  • Expérience client insuffisamment différenciante

Un accueil impersonnel, un manque de disponibilité ou l’absence de conseils diminuent fortement l’avantage du commerce indépendant.

  • Faible taux de conversion

Le magasin peut recevoir suffisamment de visiteurs, mais ne pas transformer ces visites en achats en raison de l’assortiment, des prix, de l’accueil ou de la présentation.

  • Panier moyen trop faible

Les équipes proposent insuffisamment de ventes complémentaires, de solutions complètes, de montée en gamme ou de produits associés.

  • Merchandising peu performant

Produits mal implantés, zones froides inexploitées, manque de lisibilité, ruptures visuelles et surcharge des rayons compliquent le parcours client.

  • Mauvaise gestion de l’assortiment et des stocks

Surstock, ruptures, références peu rentables, rotation insuffisante et immobilisation de trésorerie fragilisent la rentabilité.

  • Difficulté à préserver les marges

L’augmentation des loyers, des salaires, de l’énergie, des assurances et des achats ne peut pas toujours être répercutée intégralement sur les prix.

  • Manque de pilotage par les indicateurs

Certains exploitants suivent le chiffre d’affaires, mais pas suffisamment :

  • la marge par famille de produits ;
  • le panier moyen ;
  • le taux de conversion ;
  • la rotation des stocks ;
  • la rentabilité au mètre carré ;
  • la productivité par heure travaillée.
  • Retard dans la digitalisation

Absence de fiche Google correctement tenue, site vieillissant, réseaux sociaux irréguliers, manque de collecte de données clients ou absence de solution de commande et de réservation.

  • Difficulté à recruter et fidéliser les collaborateurs

Le commerce de détail est lui aussi concerné par la pénurie de main-d’œuvre et par les contraintes liées aux horaires étendus. Le Forum PME de la Confédération a notamment relevé ce risque pour le secteur. SECO – Forum PME⁠

  • Isolement du dirigeant

Le propriétaire assure simultanément les achats, la vente, les horaires, l’administration, le personnel et la communication. Il manque souvent de temps et de recul pour travailler sur sa stratégie.

  • Difficulté de transmission du commerce

Comptabilité insuffisamment structurée, dépendance envers le propriétaire, matériel vieillissant ou baisse progressive des résultats rendent la cession difficile.

2. Principales problématiques des restaurants

GastroSuisse identifie notamment la pression sur les prix, les transformations structurelles, la situation du personnel, la numérisation et l’intelligence artificielle parmi les grands enjeux actuels de la branche. GastroSuisse – Reflet économique 2026⁠

  • Marges particulièrement faibles

Les coûts des marchandises, du personnel, du loyer, de l’énergie et des plateformes de livraison laissent peu de marge d’erreur.

  • Hausse du coût des matières premières

Les prix des produits alimentaires peuvent varier rapidement. Une carte trop large ou insuffisamment actualisée aggrave cette exposition.

  • Coût et productivité du personnel

Une mauvaise planification des horaires, un sureffectif pendant les périodes creuses ou un sous-effectif pendant les pics affectent directement la rentabilité et la qualité du service.

  • Pénurie de collaborateurs qualifiés

Les cuisiniers, chefs de partie, responsables de salle et cadres expérimentés restent difficiles à recruter et à fidéliser. HotellerieSuisse qualifie le manque de personnel formé de défi croissant. HotellerieSuisse⁠

  • Turnover important

Les horaires, le travail du soir et du week-end, la pression des services et le manque de perspectives provoquent des départs fréquents.

  • Fréquentation irrégulière

Les restaurants subissent de fortes variations selon les jours, les horaires, la météo, les vacances, les saisons et les événements locaux.

  • Carte trop longue ou mal construite

Une offre trop large augmente les stocks, les pertes, le temps de préparation et les risques d’irrégularité qualitative.

  • Mauvaise connaissance du coût réel des plats

Certains établissements fixent leurs prix en observant les concurrents, sans calculer précisément le coût matière, le temps de production et la marge contributive.

  • Gaspillage alimentaire

Surproduction, portions mal calibrées, stockage inadéquat et faible rotation des marchandises diminuent directement la marge.

  • Panier moyen insuffisant

Apéritifs, entrées, eaux, vins, desserts, cafés et produits premium ne sont pas systématiquement proposés de manière naturelle.

  • Expérience client irrégulière

La qualité peut changer selon le jour, l’équipe ou le niveau d’affluence. Cette irrégularité nuit fortement à la fidélisation.

  • Temps d’attente mal maîtrisé

Attente à l’accueil, prise de commande tardive, plats retardés ou encaissement trop long détériorent la perception globale.

  • Ambiance et identité insuffisamment travaillées

Décoration, éclairage, acoustique, température, musique et confort influencent la durée de présence, la consommation et l’envie de revenir.

  • Mauvaise gestion des avis en ligne

Quelques commentaires négatifs sans réponse peuvent peser sur la réputation. À l’inverse, les clients satisfaits sont rarement encouragés à publier un avis.

  • Dépendance envers les plateformes

Les plateformes apportent du chiffre d’affaires, mais prélèvent des commissions et éloignent parfois le restaurant de la relation directe avec ses clients.

  • Positionnement peu lisible

Une carte mélangeant plusieurs styles, un concept indistinct ou une communication générique compliquent la mémorisation de l’établissement.

  • Faible fidélisation

Le restaurant attire de nouveaux clients, mais ne collecte pas leurs coordonnées et ne développe ni programme de fidélité, ni offres ciblées, ni animation régulière.

  • Investissements et entretien reportés

Cuisine, extraction, mobilier, terrasse, éclairage ou sanitaires vieillissants peuvent affecter la productivité et l’expérience client.

  • Contraintes réglementaires

Hygiène, traçabilité, horaires, droit du travail, sécurité incendie et autorisations représentent une charge administrative importante.

  • Épuisement du dirigeant

Le restaurateur reste très présent dans l’opérationnel et manque souvent de temps pour analyser ses chiffres, former ses équipes et développer son activité.

3. Les problématiques communes aux deux secteurs

EnjeuConséquence principale
Fréquentation insuffisanteChiffre d’affaires instable
Hausse des chargesÉrosion de la marge
Difficultés de recrutementQualité de service irrégulière
Manque de managementDémotivation et turnover
Positionnement peu clairFaible différenciation
Expérience client moyenneFaible fidélisation
Digitalisation incomplèteManque de visibilité
Mauvaise lecture des indicateursDécisions prises trop tard
Gestion des stocks insuffisanteTrésorerie immobilisée et pertes
Manque de temps du dirigeantAbsence de stratégie
Transmission mal préparéeDévalorisation de l’entreprise

Ces problématiques peuvent être regroupées autour de cinq besoins auxquels notre expertise peut répondre immédiatement :

  1. Attirer davantage de clients.
  2. Transformer davantage de visiteurs en acheteurs.
  3. Augmenter le panier moyen sans dégrader la relation client.
  4. Réduire les pertes et améliorer la marge.
  5. Faire progresser les équipes grâce au management et à la formation.

Notre offre se présente comme un accompagnement en trois étapes : diagnostiquer, améliorer, mesurer. C’est une formulation simple, compréhensible aussi bien par un commerçant que par un restaurateur.

Plus de 10 ans à votre écoute

DLM Management est une société de conseil et d’accompagnement pour les PME, commerces de proximité, restaurateurs et petites entreprises basée à Aigle (canton de Vaud, Suisse), créée en 2015. 

Son positionnement est centré sur l’aide aux commerçants locaux à se renforcer face à la concurrence – notamment celle de l’e-commerce – et à améliorer leurs performances commerciales et relationnelles. 

Services principaux proposés

DLM Management fournit un ensemble de prestations destinées à renforcer l’efficacité des commerces sur plusieurs axes : 

  • Conseil en relation client – Améliorer l’accueil, la fidélisation et la satisfaction des clients.  
  • Marketing point de vente – Aider à valoriser les produits et à structurer le merchandising en magasin.  
  • Formation des équipes – Développer les compétences en vente et en service client.  
  • Stratégie d’adaptation aux tendances du marché – Sensibiliser et accompagner les commerçants pour rester pertinents dans un environnement concurrentiel.  

Certaines plateformes mentionnent aussi des prestations plus générales de consultance en développement d’entreprise, marketing et optimisation commerciale avec une expérience de plus de 10 ans. 

Avantages & bénéfices pour les clients

Voici les avantages concrets que DLM Management met en avant pour ses clients :

1-Approche personnalisée orientée commerce local

Le conseil est centré sur les réalités du commerce de proximité : accueil, expérience en magasin, mise en valeur de l’offre, services – pas seulement sur des formules génériques.

Cela aide les petites entreprises à se différencier des pure players en ligne et à tirer parti de leur présence physique. 

2-Renforcement du service client et de la relation humaine

L’accent sur la performance du service et sur la qualité de l’interaction humaine permet de :

  • fidéliser une clientèle plus durablement,
  • renforcer la recommandation bouche-à-oreille,
  • améliorer l’expérience globale du client en boutique.

Ce positionnement est essentiel pour les commerces qui misent sur l’expérience unique plutôt que la compétition par les prix. 

3-Formation intégrée des équipes commerciales

En formant les vendeurs ou les gérants à :

  • mieux vendre,
  • mieux conseiller,
  • mieux gérer les objections,

DLM Management augmente l’efficacité opérationnelle sur le terrain, ce qui peut se traduire par une amélioration du chiffre d’affaires et de la satisfaction client. 

4-Vision stratégique face aux évolutions du marché

L’accompagnement ne s’arrête pas à des conseils ponctuels : il vise à anticiper les nouvelles tendances de consommation, notamment avec la montée du digital et des attentes nouvelles des clients.

Cette dimension stratégique peut aider les commerces à rester pertinents dans un environnement compétitif. 

En résumé

DLM Management se positionne comme un partenaire stratégique pour les commerçants et petites entreprises qui souhaitent :

  • optimiser leurs performances commerciales,
  • améliorer l’expérience client en point de vente,
  • professionnaliser leurs pratiques internes,
  • rester compétitifs face au commerce en ligne.

Les avantages résident dans une approche pragmatique, orientée résultats et services, appuyée sur l’expérience du fondateur et des méthodes adaptées au contexte local. 

article de presse

Rénovation de magasin : conseils pour réussir haut la main

Vous souhaitez redonner une nouvelle jeunesse à votre boutique et apporter du confort à vos clients ? Une rénovation de magasin est un investissement souvent rentable sur le court, moyen et le long terme. De plus, c’est un excellent moyen d’affirmer votre marque. Nous vous livrons des conseils pour réussir votre projet.

Étude du projet et établissement d’un plan de rénovation

Réaliser une étude avant d’entamer les travaux de rénovation est une étape primordiale pour réussir votre projet. L’idéal est d’être accompagné par un agenceur de magasin. En effet, l’objectif d’une rénovation est d’améliorer l’image de votre commerce, mais aussi de multiplier vos ventes : une étude sérieuse est donc de rigueur. Engager une agence spécialisée vous donne l’assurance d’un diagnostic plus précis, qui prend en compte tous vos besoins.

L’étude permettra aussi de prévoir l’étape des travaux. Car le plus souvent, vous êtes obligé de suspendre toute activité commerciale jusqu’à la fin des travaux. Vous resterez donc un bon moment sans réaliser de ventes. Pour cette raison, vous devez estimer le début et la fin des travaux et prévoir la période creuse.

Quels équipements faudra-t-il changer ?

L’expertise de l’agenceur ne se limite pas à l’étude du projet. Il vous guidera également dans votre aménagement de magasin, en vous fournissant des équipements tels que des gondoles murales et des racks de stockage de qualité.

Il saura vous dire si vous devez privilégier des rayonnages légers, mi-lourds ou des racks charges lourdes pour votre entrepôt. Il vous indiquera comment les agencer pour faciliter votre travail, et assurer la sécurité de vos collaborateurs. À l’intérieur du magasin, votre agenceur vous guidera vers les gondoles murales, gondoles centrales et paniers filaires adaptés à vos besoins, qui permettront une mise en avant optimale de vos produits, tout en facilitant le passage de vos clients. Il pourra par ailleurs être pertinent de se pencher également sur la question des sorties de caisse, afin de parfaire votre rénovation.

Notez que ce type d’équipement peut s’acheter neuf ou d’occasion, permettant dans ce dernier cas de limiter le budget, tout en bénéficiant de matériel de qualité. Rénover son magasin, c’est aussi l’occasion de donner un coup de jeune à tout le petit matériel annexe : paniers, chariots, etc.

Rénovez votre magasin

Quel budget prévoir pour un tel projet ?

Il est difficile de donner un montant exact pour les travaux de rénovation d’un magasin. En effet, tout dépend de la taille du local et du type d’aménagement à réaliser. Le choix du mobilier de magasin et des autres équipements seront aussi des facteurs déterminants lors de l’estimation du coût des travaux.

De plus, sachez qu’une rénovation adaptée à vos attentes a un coût. Cependant, pensez plutôt retour sur investissement : ce que va vous apporter un tel projet en termes de chiffre d’affaires.

Un magasin bien agencé et qui a laissé derrière lui ses airs désuets, c’est un magasin qui séduira les clients. Améliorez l’image de la boutique, facilitez le passage en magasin, optimisez la mise en avant de vos produits via des gondoles et rayonnages adaptés, et votre rénovation sera un succès !

lien vers l’article

source commerce.life Guillaume

http://commerce.life/renovation-de-magasin-conseils-pour-reussir-haut-la-main/

Comment se priver sans effort de 20% de votre trafic devant votre magasin ?

Dans une stratégie de marketing, il est important de connaître les heures de pics des clients en vue d’une optimisation des horaires d’ouverture. I

ll s’avère que bon nombre de points de vente ont adopté des horaires classiques qui ne tiennent pas forcément compte des certaines réalités pourtant déterminantes.

Qu’est-ce que l’analyse des flux piétons et en quoi cela peut-être utile dans le processus d’ optimisation des horaires d’ouverture d’une boutique ?

Comment fonctionnent les magasins classiques ?

optimisation des horaires d’ouverture-boutique-vente
Les points de vente, de façon classique, ouvrent leurs portes entre 9 h et 12 h, puis ferment pour rouvrir autour de 14h30. Il faut pouvoir procéder à une optimisation des horaires d’ouverture des magasins en fonction du trafic piéton…

Le principe a été établi comme un standard dans le domaine de la vente, pour ce qui concerne les boutiques physiques.

Les horaires d’ouvertures et de fermetures sont connus et admis de tous, y compris de la grande majorité des clients.

On remarque donc que les centres de ventes ouvrent leurs portes entre 9 h et 12 h, puis ferment pour rouvrir autour de 15 h. Pour ce qui est des heures de fermeture, elles diffèrent en fonction des lieux. A priori, plus la boutique se trouvera rapprochée du centre-ville, plus tardivement elle fermera ses portes.

Ce sont des horaires d’ouverture et de fermetures qualifiées de classiques.

Elles ne sont pas forcément basées sur des données relevées, et qui établissent la nature même du trafic piéton.

Ces horaires d’ouverture sont ceux de l’administration publique.

Combien de fois ces horaires vous ont fait hurler ?

Optimisation des horaires

Mais la véritable question que l’on doit se poser est : « cette manière de fonctionner correspond-elle aux réalités du milieu commercial ? Existe-t-il un autre moyen de procéder qui pourrait permettre à une boutique de mieux rentabiliser son pas de porte ? »

Pourquoi analyser son trafic horaire

À vrai dire, c’est le chiffre d’affaires lui-même qui est basé sur le trafic horaire.

En effet, plus il y aura des personnes qui passeront devant votre boutique pendant qu’elle est ouverte, et plus vous aurez de chance de voir l’intérieur de votre magasin se remplir de visiteurs. Bien sûr, cela passe aussi par la mise en place d’une vitrine attractive.

Il importe donc de procéder à une analyse de son trafic horaire en vue d’une optimisation des horaires d’ouverture.

Si vous vous demandez encore pourquoi vous devez vous lancer dans une enquête comme celle-là, voici quelques éléments de réponses qui devraient vous convaincre.

Pour un point de vente, il est primordial de connaître avec exactitude les heures auxquelles le trafic devant sa vitrine est le plus dense.

Alors que la plupart des boutiques ne se rendent pas accessibles entre 12 et 14 h, il serait judicieux de s’assurer que le nombre de passants à cette heure-là n’est pas signifiant.

Donc, au lieu de se conformer à ce qui se fait, il est question de savoir ce qui vous convient, d’établir vos propres heures d’ouvertures et de fermetures.

En outre, il est prouvé dans le cas des horaires d’ouvertures classiques, que les points de ventes physiques se délaissent de 20 % de leurs clients potentiels (en particulier si ils ferment entre midi et deux)

Vous allez peut-être penser que ce n’est pas énorme. Mais quand on prend en compte le fait que seulement un pourcentage des personnes qui passent devant votre vitrine entrent dans la boutique et que peu d’entre ces derniers se transformeront en clients à leur tour, ce chiffre est tout simplement colossal.

Le but d’une analyse du trafic sera donc d’optimiser les horaires d’ouverture pour maximiser les chances de convertir chaque passant en client.

Il s’agit de façon plus précise d’adapter les heures de travail du personnel au trafic piéton. Il faudra donc penser à une réorganisation interne qui puisse prendre en compte les réalités professionnelles et sociales de chaque membre de l’équipe de sorte à ne frustrer personnes.

Comment analyser son trafic horaire ?

Il faut dire que les techniques qui sont mises en place dans ce cadre ne sont trop différentes de ce qui se fait sur le net.

L’analyse du trafic horaire passe par l’installation de dispositifs conçus à cet effet. Ces compteurs ont pour mission d’enregistrer le nombre de personnes qui passent devant votre vitrine. Il en va de même pour l’intérieur de la boutique.

Ainsi, sur une tranche d’heure donnée, vous saurez combien de piétons sont passés devant votre vitrine, ainsi que le nombre qui est entré à l’intérieur : Il peut s’agir de détecteurs de piétons. Le comptage peut être manuel ou automatique. Mais il est préférable d’opter pour un système automatique qui se contentera de mettre les résultats à votre disposition pour analyse et prise de décision.

La technique complète à dérouler est présentée dans ce podcast :

Ajoutons que ces chiffres peuvent varier en fonction des saisons ou des époques de l’année.

Par exemple, si un évènement majeur est organisé dans votre commune, il est évident que votre trafic client augmentera considérablement.

De même, le phénomène est observé quand il est question des vacances scolaires pour les boutiques qui vendent des articles d’été.

En d’autres termes, une boutique doit adapter ses heures d’ouverture en fonction des besoins et des habitudes de la clientèle.

Les heures d’ouvertures et de fermetures peuvent ainsi varier selon les saisons et les époques de l’année.

Avec un programme de communication mis en place, les clients devraient pouvoir le comprendre et y voir leurs intérêts pris en compte.

Quelques outils de mesure du trafic piétons

Dans une stratégie de marketing, il est important de connaître les heures de pics des clients en vue d’une optimisation des horaires d’ouverture-trafic-magasin
Il existe beaucoup d’outils pour mesurer le trafic client…

BlueSecur

Ce logiciel intègre un système nommé Cognimatics. C’est celui-ci qui, à l’aide des caméras installées dans votre boutique, est chargé de compter le nombre de personnes qui passent devant votre vitrine. Son usage peut se faire en interne comme en externe. Dans le cas des centres commerciaux plus vastes, il faut savoir que ce logiciel est aussi capable de compter les véhicules différemment des êtres humains.

Trencube

C’est un outil de comptage qui va au-delà. En tenant compte des dernières avancées publiées par les concepteurs de ce capteur ultra simple à installer, elle est maintenant capable de mettre à disposition des chiffres complexes comme le taux d’attractivité, le taux de transformation, le nombre de clients présents dans le point de vente par heure.

Cliris

Equipé d’une caméra, l’appareil compte le nombre de passants, ainsi que le nombre de personnes qui entrent dans la boutique. Les caméras sont cependant complexes à installer.

Les avantages et les exigences d’une optimisation d’horaire

Supposons un instant que vous soyez parvenu à une optimisation de vos heures d’ouverture. L’avantage le plus évident est que le nombre de vos clients augmentera. Il en sera donc de même pour ce qui concerne votre chiffre d’affaires. Mais encore, serez-vous capable de maintenir la tendance ? Il est prouvé que lorsqu’un prospect entre dans une boutique et en ressort rapidement, c’est qu’il a été insatisfait. Cela peut venir de différents problèmes rencontrés (rupture de stock, mauvais renseignement, itinéraire complexe à l’intérieur, mauvais accueil, etc.).

Donc, il faudra faire en sorte que vos commerciaux soient aguerris à leurs tâches pendant les heures de pic. Il faut aussi fidéliser au maximum. L’optimisation des heures d’ouverture vous permet aussi de ne pas perdre du temps dans votre boutique à des heures où les clients sont les moins nombreux. Vous allez aussi pouvoir ménager votre personnel en fonction de cette donnée.

En parlant de données, celles-ci sont vitales dans le cas d’une enseigne qui dispose de plusieurs points de vente. Ce sont des informations qui sont la base de la mise en place d’une stratégie globale de marketing ou de communication, ou qui entrent dans le cadre d’une analyse globale de performances. De plus, les informations collectées lors d’une analyse de point de vente permettent de mieux penser le lancement des campagnes. En sachant avec précision les moments où le trafic piéton est plus dense, il y a plus de chance d’impacter un plus grand nombre de personnes.

Enfin, nous pouvons ajouter que connaître ces données ne se limite pas juste à la recherche d’une optimisation des heures d’ouverture. C’est aussi un moyen efficace d’apprécier l’attractivité du point de vente. En effet, les chiffres obtenus peuvent révéler le caractère non viable de la boutique, du point de vue de son positionnement géographique. Le gain ici est que l’enseigne ne perdra pas du temps et de l’énergie sur un point de vente dont les chiffres seront en dessous des attentes pour des raisons qui demeurent immuables pour le moment.

Conclusion

On peut donc retenir que dans le domaine du marketing, se conformer aux horaires d’ouverture classiques est une erreur stratégique. Il est préférable, dans le but d’une optimisation des horaires d’ouverture, de procéder à une analyse du flux piéton. Les données du flux piéton ont une utilité diversifiée qui va de la réorganisation des heures d’ouverture à la détermination de la viabilité du point de vente. Le but ultime est de ne plus se délaisser des 20 % de passants !

Lien vers l’article :

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Comment augmenter la fréquentation de votre magasin ?

Le développement du e-commerce a permis à de nombreuses enseignes de mettre davantage l’accent sur la clientèle virtuelle. Cependant, il est essentiel de conserver la constance en termes de fréquentation de votre magasin. Bien qu’inciter les clients à se rendre dans votre boutique ne soit pas forcément chose facile, cela contribue au succès de votre entreprise. Découvrons les bonnes astuces pour les encourager à venir en magasin et à acheter.

L’apparence du magasin et la présence en ligne

Une fréquentation élevée de votre magasin physique est un indicateur de la bonne santé commerciale de votre entreprise. Un important flux de visiteurs montre en effet l’intérêt de la clientèle pour les produits/services que vous proposez. Cela encourage également les autres à vous connaître.

Soignez l’apparence de votre magasin

En tant que commerçant qui veut développer son commerce, posez-vous la question suivante : comment puis-je attirer des clients dans mon magasin et ainsi gagner en visibilité ? Une devanture soignée encourage les clients à pénétrer dans votre magasin afin d’y découvrir les produits/services que vous proposez.

Assurez-vous qu’elle soit bien tenue, propre et attrayante pour augmenter vos chances d’attirer la clientèle. Dans cette optique, n’hésitez pas à investir une bonne fois pour toutes dans les éléments comme la peinture, la présentation ou la porte d’entrée. Faites en sorte que la devanture soit accueillante, que l’aménagement intérieur soit logique et que les clients puissent trouver facilement ce qu’ils cherchent. Auquel cas, vous risquez de ne pas attirer de nouveaux clients.

augmenter la fréquentation de son magasin

Soyez présent et actif sur le web

Une forte présence en ligne contribue grandement à augmenter la fréquentation physique de votre magasin. La plupart des personnes étant actuellement présentes sur les réseaux sociaux et sur la toile en général, le développement de votre e-réputation ne doit donc pas être négligé. Faites la promotion de vos offres, des nouveautés ainsi que des évènements en usant et en abusant d’internet. Dans l’optique d’utiliser efficacement vos magasins physique et en ligne, n’hésitez pas à ajouter l’option click-and-collect.

Vos clients pourront ainsi passer commande sur le web et récupérer leur colis en magasin physique. Profitez de leur venue pour leur présenter les articles associés susceptibles de les intéresser. N’oubliez pas l’importance d’entretenir une relation sur le long terme avec les clients que vous avez déjà gagnés. Cette opération passe par la création d’une carte de fidélité ou par l’envoi d’une newsletter.

Le bouche-à-oreille et un personnel qualifié

Dans votre démarche de faire fructifier votre affaire et d’inciter les clients à visiter votre enseigne, demandez-vous ce qui vous pousse, vous, à revenir dans votre magasin préféré. Demandez-vous également lequel vous privilégiez pour faire vos achats et ce qui le distingue des autres. N’hésitez pas à vous inspirer de ce que les autres enseignes font pour mettre en œuvre de nouvelles stratégies.

Embauchez du personnel confiant et compétent

Le personnel qui travaille dans votre magasin joue également un rôle primordial dans le développement de celui-ci. Les employés doivent contribuer à la bonne qualité de l’expérience client. Dans ce cadre, nous vous recommandons vivement d’investir dans leur formation pour améliorer leurs services à la clientèle, mais également leurs connaissances.

Lorsqu’un client pose des questions, le personnel doit logiquement avoir les réponses et les donner avec assurance. Les employés doivent par ailleurs être en mesure de s’occuper pour éviter l’ennui et pour faire bonne impression. Pénétrer dans un magasin et y trouver une vendeuse qui s’ennuie devant son smartphone est en effet décourageant pour la clientèle. Gardez par ailleurs en tête que vos clients sont vos premiers ambassadeurs. Travaillez le relationnel en étant serviable et aimable. De cette manière, vous pouvez être sûr qu’ils vous feront une bonne publicité. Vous pouvez également faire un petit geste qui finira de les convaincre de vous représenter auprès de leurs proches en offrant des bons de réduction ou en ajoutant un produit supplémentaire.

Faites la promotion du bouche-à-oreille

Vous n’êtes certainement pas sans savoir que les recommandations et les critiques sont essentielles pour une entreprise. Généralement, lorsqu’un client envisage l’acquisition d’un produit, il commence par prendre connaissance des commentaires de ceux qui l’ont déjà acheté. Bien souvent, ils sont déterminants dans la décision d’achat. Pour avancer intelligemment, vous pouvez proposer des avantages en échange de recommandations ou de critiques de la part des clients. Ces derniers en parleront alors à leurs amis/connaissances qui eux-mêmes en feront autant. Ils pourront ainsi profiter de certains avantages tout en vous aidant à améliorer la circulation de commentaires positifs, mais également l’appréciation de votre boutique.

lien vers l’article :https://commerce.life/comment-augmenter-la-frequentation-de-votre-magasin/

Commerce de détail : la clé pour se distinguer d’Amazon

Toutes les boutiques, petites et grandes, souhaitent faire le plein de clients pendant cette importante période pour leur chiffre d’affaires.

Cela dit, la menace — ou l’opportunité? — du commerce en ligne n’est pas à prendre à la légère puisque 56% des acheteurs prévoient effectuer leurs emplettes en ligne selon une étude. Ce constat amène certains commerçants de brique et de mortier à s’interroger sur la façon de se démarquer des grands joueurs du commerce en ligne. Ce n’est pourtant pas si compliqué. 

D’emblée, il faut reconnaître qu’une entreprise comme Amazon est une véritable machine de guerre en matière de commerce en ligne. Le site web est plutôt bien conçu. Le choix est vaste et les prix concurrentiels. L’achat est facile, tout comme le paiement et le retour.  

Opérationnellement parlant, l’entreprise de Jeff Bezos est redoutable. Plusieurs centres de distribution, fortement robotisés, sont disséminés dans plusieurs régions du pays. Tout au long du processus, du passage de la commande, de l’expédition jusqu’à la réception, le client est informé en continu par courriel. Les abonnés au service Amazon Prime se verront livrer leurs achats en 48 heures, voire moins. Devant une telle efficacité, certains commerçants seraient peut-être tentés de jeter l’éponge et de déclarer forfait. Pourtant, il y a plusieurs moments clés où un marchand, petit ou grand, peut se distinguer pour acquérir une nouvelle clientèle et la fidéliser en boutique. 

Cela me rappelle l’expérience que j’ai vécue dans une librairie de Québec. À l’occasion du 30e anniversaire d’un de mes fils, je voulais lui offrir une bande dessinée. J’entre dans une librairie ayant pignon sur rue à proximité de mon domicile. On m’accueille avec le sourire. C’est un bon début. Je demande où sont les bandes dessinées et l’on m’accompagne gentiment à cette section du commerce. 

Après avoir passé quelques instants à parcourir les rayons, je sollicite l’aide d’un employé. C’est là que la magie de l’écoute, de la connaissance et du conseil personnalisé a pris tout son sens. Je parlais à un connaisseur, que dis-je, à un passionné de BD, ce qui était rassurant. Voici un extrait de la conversation que j’ai eue avec ce dernier. 

— Bonjour, j’aimerais offrir une bande dessinée pour l’anniversaire de mon fils. 

— Très bien, quel âge aura-t-il? 

— 30 ans samedi prochain. 

— Bien, de quel budget disposez-vous? 

— Ça n’a pas d’importance. 

— Qu’est-ce qui le passionne? Fait-il un sport en particulier? 

— Il fait plusieurs sports. C’est un surfeur accompli. Il est allé notamment en Nouvelle-Zélande et en Amérique du Sud pour s’adonner à sa passion. 

— Bien, j’ai justement cette bande dessinée qui raconte, de façon romancée, l’histoire du surf. Ce livre est fort apprécié. Je l’ai en stock. Est-ce que cela vous conviendrait? 

— Oui, tout à fait! 

Que dire de plus, si ce n’est «wow! », ça c’est de l’expérience client! 

Je pense à toutes ces personnes qui iront acheter un cadeau en cette période des fêtes pour leur conjoint. e, leurs parents, leurs enfants, leurs petits-enfants. Si elles savent précisément ce qu’elles veulent acheter, nul besoin de conseils personnalisés me direz-vous, ce qui n’empêche pas d’encourager un commerce de proximité. 

Cela dit, si l’acheteur ignore ce qui plairait potentiellement au destinataire du cadeau, cet accompagnement, ce conseil personnalisé est essentiel pour minimiser les risques de se tromper et de décevoir. Je pense à ma belle-mère qui ne sait pas toujours ce qui ferait plaisir à ses petits-enfants lorsqu’elle visite une boutique de jeux. 

C’est grâce à cet accompagnement, à cette écoute, à cette personnalisation du conseil et du produit qu’un commerçant peut se démarquer des Amazon de ce monde et de certains magasins impersonnels et interchangeables. 

Sur ce, bon magasinage et un très joyeux temps des Fêtes! 

Lien vers l’article https://www.lesaffaires.com/blogues/daniel-lafreniere/commerce-de-detail–la-cle-pour-se-distinguer-d-amazon/629494

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